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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 08:24

le 3 mai 2021, à 5h56, j'ai pris le premier ter pour la rochelle, premice à un periple d'un petit tour de la moitié sud de la france; je trepignais depuis près de 6 mois, privé de voyage cycliste dont je ne pouvais que rêver, mais saint macron a levé l'interdiction des 10 kms, liberant ainsi ce qu'il souhaite depuis toujours, les energies, mais ici une energie mue par la volonté de liberté et de découverte, bien loin de celles prônées par ce bellâtre maqué à une meuf sénile et à une idéologie de vieux picsou.

 

3 mai

arrivée du ter à la rochelle vers 8h30, je vais passer la journée à longer la voie ferrée nouvellement refaite entre la rochelle et la roche sur yon, pique nique à midi à velluire, au bord de la vendée; le soir, bivouac dans une aire de pique nique à nesmy ,tout près de la roche; après luçon, la traversée du lay se fait par des petits chemins, caracteristiques de la vendée profonde

 

les 10 kms de macron

4 mai

je traverse la roche sous la pluie, puis emprunte la voie verte jusqu'à commequiers, puis la route jusqu'à saint gilles, où je pique nique à l'abri de la galerie marchande du grand leclercq, car il pleut depuis le matin; j'emprunte ensuite le velodyssée, me perdsau niveau de fromentine, et atteint péniblement beauvoir sur mer, hésite à m'arrêter dans une aire de camping car où un des occupants me sollicite pour lui prêter ma pompe, il arrête pas de m'affubler de "mon chef", peut être une expression normande d'où il pretend être originaire; ça m'enerve et je me casse, j'emprunte des petits chemins caillouteux qui me mènent jusqu'au velodyssée dont j'avais perdu la trace, et décide de camper bien après le couvre feu à port du bec, petit port vendéen, où je me mets à l'abri d'un vent violent près d'une petite maison

les 10 kms de macron

5 mai

j 'atteins pornic à midi, où je pique nique; une dame m'aborde et commence à raconter sa vie, elle attend son petit fils qui est parti de poitiers en même temps que moi; cette propension à vouloir parler à des inconnus est peut être le symptôme d'un manque de communication humaine durant ces derniers mois; je rejoins saint brevin, fin du velodyssée, mais aussi début de la loire à velo, longe le canal de la martinière, et bivouaque le soir dans une aire de pique nique près du Pellerin

les 10 kms de macron

6 mai

je rejoins nantes sous la pluie, passage obligé par la nouvelle gare de nantes, une grande passerelle enjambe les quais, j'y prends mon petit dejeuner, puis je longe la loire jusqu'à la possonnière, où se trouve un camping fermé mais où j'ai pu planter ma tente

les 10 kms de macron

7 mai

les bords de loire sont magnifiques, enfin une journée sans pluie, je m'arrête un peu après angers pour admirer le lever du soleil, je commence à converser avec un cycliste local, qui me dit : vous voyez derrière vous ces grands bâtiments, c'est un hôpital psychiatrique, et celui ci, un peu plus loin, il est destiné aux enfants, eh bien, les entrées ont augmentées de plus de quarante pour cent ces derniers jours, la prochaine crise ne sera t  elle pas d'ordre psychique? désabusés, nous avouons mutuellement notre volonté de ne plus nous informer preferant egoistement profiter de ces jours de liberté; le soir, bivouac près de savonnieres sur un coin de pêche des bords du cher

les 10 kms de macron

8 mai

passage à tours, puis visite du cimetière de montlouis où je n'ai pas trouvé la tombe de pierre marie dizier, où je sais qu'il a été enterré, suite à son suicide en prison alors qu'il était fortement soupçonné d'actes pédophiles auprès de jeunes choristes, je l'ai bien connu alors qu'il exerçait la fonction de chef de choeur à poitiers; le soir, bivouac sur les bords de loire un peu avant beaugency, un coin à pêcheurs où je serai reveiller dès 6 h du mat par un taquineur de goujons super équipé

les 10 kms de macron

9 mai

passage à orléans, où je prends mon petit dejeuner sur la place où se croisent les deux lignes de tramway de l'agglomération; puis direction le sud est, où je dépasse et me fais dépasser à plusieurs reprises par un jeune cycliste, on sympathise, il vient de saumur et se dirige vers les alpes; le soir, il décide de bivouaquer avant gien, et moi je rejoins cette ville car je sais qu'il existe un camping le long de la piste, juste à côté de la ville; j'y parviens bien après 19h, et couvre feu oblige, personne à l'accueil, je plante ma tente sur un emplacement destiné aux randonneurs, me prend une douche bien réparatrice

les 10 kms de macron

10 mai

petit dejeuner à gien, passage par le pont canal de briare, pique nique à cosne, où se trouve le plus long pont ferroviaire en fer dont la ligne est désormais empruntée par des velos rails, bivouac en bord de loire à marseilles les aubigny

 

les 10 kms de macron

11 mai

passage sous la pluie à nevers, à la sortie de nevers, le long de la piste, je m'arrête par hasard à un endroit où se trouve un petit monument, j'essaie d'en déchiffrer les caractères érodés par le temps, et je découvre que c'est à cet endroit que s'est suicidé pierre beregovoy, le jeune que j'avais rencontré precedemment me voit et s'arrête, je commence à lui expliquer la raison de cette petit stèle, il ignore complètement ce fait, il est né bien après cet évènement! nous repartons chacun à notre rythme, je passe decize, et peu après bourbon lancy, je trouve une aire de pique nique, où est déjà installé le jeune déjà rencontré plusieurs fois; nous conversons, allumons un feu sur un brasero installé là, il me raconte ses déboires de trentenaire et ses espoirs de rejoindre les alpes pour devenir guide de haute montagne

les 10 kms de macron

12 mai

petit dejeuner à bourbon lancy, puis voie verte sur la plate forme d'une ancienne voie ferrée jusqu'à diou, puis chemin de halage le long du canal de la nievre jusqu'à paray le monial, où je recroise vincent, le jeune cycliste rencontré precedemment; je lui fais part de ma decision de descendre de paray jusqu'à roanne par une voie verte que je ne connaissais pas mais indiquée sur des panneaux; vincent a l'intention de rejoindre chagny avant de descendre sur lyon; je m 'arr^te le soir dans une aire de pique nique le long de cette voie verte

les 10 kms de macron

13 mai

passage par roanne, puis veloroute jusqu'à feurs, où je trouve un camping, et, bien qu'il soit après 19h, il y a quelqu'un à l'accueil qui me fait payer 7,50 euros pour la nuit; douche reparatrice avant de m'endormir

les 10 kms de macron

14 mai

de feurs jusqu'à montrond les bains, il y a une signalisation veloroute, mais après, je me debrouille pour passer par st just st rambert, l etrat et je rejoins saint chamond pour descendre doucement la vallée de la gier jusqu'à givors, où je rejoins la via rhona, où j'y bivouaque près de condrieu

les 10 kms de macron

15 mai

à mon reveil, il pleut et un promeneur local me raconte les peniches sur le rhône, les joutes canotiques de son jeune temps, et m 'explique enfin que givors et rive de giers (prononcer gire), c'est la même chose, car en patois local, vor  c'est la rive; la voie rhona est magnifique, les coteaux tapissés de vignes me font penser à la vallée de la moselle, passage à valence, puis bivouac un peu après

les 10 kms de macron

16 mai

passage pour le dejeuner à la voulte sous la pluie; jusqu'à bourg saint andeol, c'est voie verte; après, c'est veloroute mal signalisée; bivouac le soir au bord du rhône

les 10 kms de macron

17 mai

passage à travers les vignes très caillouteuses de chateauneuf du pape, où je prends mon petit déjeuner, pique nique à midi à avignon, et le soir, je me perds un peu du côté de Fourques, où je trouve à bivouaquer près d'un canal

les 10 kms de macron

18 mai

passage à arles, puis saint gilles, gallician, chemin de halage jusqu'à aigues mortes, piste jusqu'à grau du roi, puis je suis la côte et emprunte un canal dans la mer pour atteindre frontignan avant sete, où je bivouaque près d'un grand lac

les 10 kms de macron

19 mai

c'est le jour où les bistrotiers sont autorisés à servir sur terrasses; je prends donc mon petit déjeuner à sète, en ville, au soleil; mon idée était de rejoindre perpignan, mais le vent, le mauvais temps, ont eu raison de cette résolution; je suis allé en fait jusqu'à narbonne, et j'ai attrapé un ter pour villefranche de lauragais, où j'ai bivouaqué près du canal garonne

les 10 kms de macron
parcours en ter

parcours en ter

20 mai

la piste de villefranche à toulouse suit le canal, mais helas aussi l'autoroute, dont la présence sonore insistante nuit terriblement au bonheur de rouler sur un itinéraire plat et ombragé; pique nique à toulouse, pas possible sur les quais de la garonne, décision débile du maire de droite, tout le monde se rabat sur les murs dominant la garonne; puis j'emprunte le canal garonne jusqu'à castelnau d estretefond, puis, par un itinéraire tout en pente, je rejoins le domicile de ma soeur, à drudas; ce sera la fin du parcours cycliste de ce premier periple de 2021

les 10 kms de macron
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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 07:47

le terme "islamo gauchiste", je l'avais deja perçu il y a quelque temps et je croyais à une blague ou à une locution propre aux fachos de l extreme droite

j' ai été étonné de retrouver cette expression dans la bouche de michel onfray, dès le debut de son interview sur la chaine thinkerview; j'avoue que je n'ai pas eu la force de suivre son monologue de sophiste érudit, ce mec je peux plus le voir en peinture, pourtant j 'ai adoré ses premiers livres, toute sa rhetorique sur les stoiciens, diogene, la mettrie, etc; mais j 'ai pris mes distances avec lui quand j 'ai lu ses ecrits sur la musique, car, en bon materialiste, il énonçait des arguments éculés sur l'excellence de la musique classique,  elevant au pinacle mozart, bach, beethoven, et laissant à la plèbe inculte le rock , la musique de variétés et la musique trad, antienne bien connu d'une bourgeoisie bon teint (tapez "onfray" sur l icone "recherche" du blog et vous aurez plusieurs articles sur des commentaires que j 'ai écrit sur onfray et la musique)

les propos de la ministre vidal sur l islamo gauchisme à l université sont à l egal des propos delirants de onfray sur la montée de l islamisme et le declin de la chretienté

j ai étudié plus de dix ans dans un labo de recherche au sein des sciences de l education et j 'ai produit trois mémoires : un durf sur le solfege, un dea sur l oreille absolue, et une thèse sur le sens-l'essence- de la musique

ces trois ecrits sont des critiques virulentes contre la pédagogie en place dans les conservatoires; je ferai ainsi, à posteriori, partie de ceux qui selon vidal, ont choisi des sujets "gauchistes"; on peut me mettre dans la case "gauchiste", je m'en fous

j 'étudie depuis plusieurs années l'arabe, seul, à travers des méthodes que je trouve (l horreur!) à la bu, à laquelle je suis toujours abonné depuis mes années de doctorat; c 'est une manière pour moi d'entretenir un travail intellectuel que je ne veux pas laisser en jacheres

qui étudie l 'arabe ne peut faire l 'impasse sur la lecture du  coran ( le verbe "qara" en arabe veut dire "lire")   l etude de quelques sourates revele toute la poesie de cette langue, la musique de ses mots savamment agencés, et une traduction en français souvent très discutable et peu fidèle à l'essence du texte en arabe; qui lit le coran en français ne comprend pas grand chose à ce qui peut y être exprimé en arabe (je pense à houellebecque qui dit avoir lu le coran et qui le trouve "con")

vidal va me mettre vite fait dans la case "islamiste"

mais mon cas s'aggrave si je lui apprends que je suis en train de relire les quatre tomes de la guerre d'algerie de yves courriere, ces ouvrages, que j'avais déjà lu à mon retour du maroc, datent certainement, sont d'un parti pris évident, mais me permettent, au gré des chapitres, d'illustrer les propos de ce journaliste disparu aux debuts des années 2010 par la vision des discours de de gaulle sur you tube, où je reste toujours pantois devant l 'élocution, la rhétorique, l 'érudition et la culture de cet immense chef d 'etat

l 'opposition entre ultras et musulmans perdure depuis l 'algerie de papa, onfray et vidal sont  les affligeants témoins d'une extrême droite aveugle qui ne peut mener qu'au desastre; à l'inverse, j 'ai recemment visionné deux videos de chercheuses apparemment maghrebines qui continuent à brandir la hampe du drapeau de l'intelligence , de la rage forcenée de comprendre par le biais des tréfonds de l 'histoire, toute la bêtise d'une élite qui se croit nimbée d'une mission de redemption d'une civilisation décadente, 

les braises de ortiz et lagaillarde sont soufflées par des apprentis sorciers devenus fous, chapoutot a raison, le pire est à venir

 

 

 

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 09:30

si j 'en crois les dernières nouvelles, il ne resterait que deux trains de nuit qui circuleraient en france; le paris rodez toulouse cerbere et le paris briançon

toulouse les aubrais

j ai pris le toulouse les aubrais il y a deux ans, place assise; au contrôle de la gare de toulouse, on m'a dit qu'il fallait que je démonte mon vélo, qu'il n 'y avait pas de fourgon pour les bicyclettes; pourtant, en longeant la longue rame de voitures couchettes, j 'ai reperé un fourgon; j y ai mis mon vélo, et me suis installé dans une voiture corail; après l 'arrêt commercial de montauban, surprise, le train prend la direction de bordeaux; il n y aura plus d 'arrêt commercial avant les aubrais, je déambule à travers les couloirs des voitures, le train est presque vide de voyageurs, les compartiments conchettes sont ouverts, je m'alloge sur une couchette

j 'enrage un peu car ma destination finale est poitiers, que le train, aux aurores, va traverser en trombe

aux aubrais, je descends sans être inquiété, je rejoins la gare d'orleans, je prends un ter pour salbris, pour une correspondance détendue (une à deux heures d 'attente) pour le BA, arrêt à romorantin, puis autre train (presque vide) jusqu'à gievres, où je ne trouve aucune correspondance pour tours; je decide alors de rejoindre monts à velo, où j 'attrape de justesse le dernier ter pour poitiers

le thello milan paris

à mon retour d'un periple en sicile il y a trois ou quatre ans, à la gare d'ancone, j 'ai pu acheter un billet ancone paris pour 100 euros -une promo- , frecciargento de ancone à milan (vélo démonté, mais beaucoup de larges espaces à bagages dans les voitures, puis milan paris en thello; une heure de retard au départ de milan du train en provenance de venise, , monter le velo dans le train a été un peu compliqué, dans la mesure où aucun espace n' est prévu à cet effet, et il a fallu la debrouillardise et la gentillesse du contrôleur pour trouver une place destiné à stocker des bouteilles d'eau, où on a reussi à caser deux velos, le mien et celui d'un anglais qui s' evertuait à vouloir loger le sien sans le démonter, mais dont il a bien fallu démonter les deux roues; à l 'arrivée à paris, l'anglais, en fait un ecossais aux cheveux roux et au visage constellé de taches de rousseur, se bat avec le cadre de son vélo, à moitié fendu; heureusement, c'est la fin de son periple, et il doit rejoindre l'angleterre en train

toutes les couchettes sont occupées, je m'endors bercé par le doux bruit du roulement des voitures, et je me reveille à chaque arrêt, domodossola, vallorbe, le silence troublant mon sommeil; à partir de dijon, je m'offre un petit dejeuner dans la voiture restaurant, où je discute avec un voyageur qui s'est installé en face de moi, sur le bienfait des trains de nuit et l 'horreur de prendre l'avion

paris nice et marseille paris

pour rejoindre nice , où j 'avais prévu un périple entre cette ville et marseille, j'ai pris le train couchettes paris nice, qui devait encore circuler une année ou deux

super confort, les annonces des gares sont diffusées par une voix douce dans de petits haut parleurs installés dans chaque compartiment

après le départ de paris, je vois un couple de personnes agées vouloir se diriger vers la voiture restaurant, mais là, il n y avait plus de voiture restaurant, supprimé surement pour faire des économies; je plains un peu ce couple, qui pensait s'offrir un voyage de rêve dans un train de nuit pour nice, mais où ils auront à sauter le repas du soir, n'ayant apporté avec eux no thermos, ni sandwich

à l 'arrivée à nice, je discute avec le controleur qui a accompagné le train depuis paris; il fait un temps radieux à nice, et ce contrôleur m'avous tout le bonheur qu'il a à faire son travail, et me révèle que cette relation est menacée, ce qui à l'époque m'a surpris, parce que les train, à l 'arrivée à nice, a deversé une quantité non négligeable de voyageurs

j 'ai également effectué un parcours marseille paris, à partir de marseille blancarde, atmosphere glauque où tout parait abandonné, quelques voyageurs attendent le train en provenance de nice, tracté par une bb22200 qui fera le trajet jusqu' à paris, j 'ai acheté une place semi couchée, les places de la voiture sont presque toutes occupées, il y regne une atmosphère bizarre, on se croirait dans le dortoir d'une auberge de jeunesse; à avignon, le train bifurque par la rive droite, jusqu'à la voulte où il repssa au sessus du rhône

 

turin salerne

nous sommes quelques voyageurs sur les quais de la gare de turin à attendre le train de nuit pour salerne; peu d'informations en gare, viendra t il?

soudain, une grosse locomotive electrique suivi de tout son convoi de voiture couchettes s'immobilise dans un bruit strident; le train est presque vide, le controleur me designe un compartiment couchette où je pourrai installé mon vélo non démonté, en fait, j'aurai le compartiment pour moi tout seul jusqu' à salerne; quitter la grisaille turinoise, pour se retrouver le lendemain matin sous le soleil nonchalant de salerne, merci train de nuit

naples genes

de retour de mon periple autour de la sicile, je prends un train regional de reggio de calabre jusqu'à naples, où un train de nuit est prevu pour gênes, j 'ai pris ce coup ci une place assise, le train est bondé, mon vélo démonté est rangé tant bien que mal dans le couloir, et miracle, j 'arrive à dormir tout le long du parcours

marrakech tanger

après plus de 24 h de bus entre dakhla et marrakech, un peu de train de nuit pour me reposer pour atteindre tanger, j 'achète une place assise (vraiment pas chere), le train au depart de marrakech est presque vide, mais se remplira au fur et à mesure des arrêts, je peux m'installer confortablement, j 'y ai beaucoup plus de place que dans le bus; mon velo démonté est rangé dans un espace à bagage à l'extremité de la voiture, ily a pas mal de courants d'air, les voitures ne sont pas de toute première jeunesse

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 08:38

c est la descente aux enfers pour une initiative d un ministre de l economie sous hollande; il s appelait emmanuel macron et voulait liberer les energies en autorisant les compagnies  d autobus qui le souhaitaient à concurrencer les trains sur de longues distances, c etait en 2015 et ce "mozart de la finance" prevoyait la creation de 22000 emplois ; resultat des courses, en 2019, on comptabilisait 2500 emplois créés; sans parler du gouffre financier qu a été ouibus, des 5 compagnies sur les starting blocks au depart (on allait voir ce qu on allait voir), il reste deux rescapés; et blablabus est sur le point de se délocaliser au maroc

j ai pris un blablacar lors de mon retour de grece, entre marseille et bordeaux; j ai pu acheter une place sur le site de la sncf, pas cher c est vrai, et au dernier moment

mais j espere qu un jour, on reverra des trains de nuit entre marseille et bordeaux, car lors de ce voyage en bus entre marseille et bordeaux, à la veille du deuxième confinement, les voyageurs (une quarantaine), etaient assis côte à côte, sans distanciation sanitaire; le bus appartenait à un sous traitant, les chauffeurs, bien braves, se sont bornés à conduire sans trop se soucier du betail qu'ils transportaient

j ai pu, en son temps, utiliser l un des derniers trains de nuit entre marseille et paris, en place semi couchée, pour pas cher; il y avait assez de passagers  pour penser que cette relation etait "rentable";

mais macron est passé par là, preferant, au doux confort des trains de nuit, le ballotement bruyant des "irizar" et autres mercedes

puisse un jour revoir des trains de nuit entre nantes et nice , bordeaux et nice, paris et hendaye , comme en italie, où survit toujours des trains de nuit, comme j ai pu le constater en passant une partie de la nuit en gare de bologne

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 08:49

 je rends compte ici d'un periple à travers la france et les pays bas au mois de juillet 2020

je voulais faire le tour des pays bas pour me rendre compte de la pratique du velo dans ce pays et d'apprecier les amenagements pour son utilisation; je voulais egalement passer par la lorraine pour me rendre compte de l'etat de cette region qui, lorsque j'étais en cm2, était qualifiée de "texas français"

premier jour

ter poitiers la rochelle, bout de piste jusqu'à chatelaillon pour faire un petit coucou à un membre de ma famille, retour à la rochelle, puis emprunt de la piste jusqu'à marans, où je bivouaque à l'entrée dans une aire de pique nique

deuxième jour

je vais longer la voie ferrée la rochelle la roche sur yon, pour me rendre compte des travaux de mise à voie unique engagés sur cet itineraire

le soir, bivouac dans une aire de pique nique quelques kilimètres avant la roche

troisième jour

ter la roche nantes, puis emprunt de la piste la loire à velo, jusqu'à gennes, où je bivouaque dans une aire de pique nique; j'y rencontre une jeune fille qui vient de mulhouse et qui y a installé sa tente; elle compte se rendre à st brevin; son velo est très rudimentaire, sans vitesse, elle se plaint d'avoir la selle trop haute, avec mes outils, je la lui règle et elle s'en trouve satisfaite; cela me rappelle mes premiers periples, où je partais sans même une pompe

quatrième jour

passage à tours, puis arrêt le soir au fabuleux camping de chaumont, 5 euros la nuit, qui dit mieux?

cinquième jour

je rejoins blois, et prends un ter pour paris

mon iphone m'apprends qu'une manifestation est prévue ce jour à stains, concernant une fresque dont la police conteste la presence; arrivé à paris, j'ai le temps, je rejoins la banlieue nord et stains, la belle adama arrangue une foule à majorité africaine;

puis je rejoins la confluence entre la marne et la seine à paris, je longe la marne jusqu'à lagny, où j'y bivouaque sur les bords de la marne

à travers la france et les pays bas

sixième jour

ici, la mémoire me fait défaut, parti de lagny, je me suis retrouvé le soir dans une aire de pique nique vraisemblablement du côté de dormans

de lagny, je rejoins par des pistes etroites et envahies par la vegetation chalifert, un pont enjambe la marne, un tunnel qu'on peut emprunter permet de passer au dessous d'une colline

 

un pont à droite permet d'enjamber la marne; un ancien tunnel ferroviaire est accessible aux velos, et plus à gauche, le nouveau tunnel ferroviaire

un pont à droite permet d'enjamber la marne; un ancien tunnel ferroviaire est accessible aux velos, et plus à gauche, le nouveau tunnel ferroviaire

je passe à meaux, où le fronton de la cathedrale est admirable, par contre, à la sortie de la ville, je traverse un quartier où la presence de maghrebins est largement majoritaire, c'est souk moins soleil et braiment des ânes, donc c'est triste et très laid

j'atteins chateau thierry, je longe la marne et ses méandres, puis le vignoble de la champagne;

 

 

septième jour

peu avant chalons en champagne, je fais une pause le long de la route; un promeneur vraisemblablement septuagenaire m'aborde et commence à me raconter sa vie; une moissonneuse opère dans un champ voisin; il m 'explique que son propriétaire a semé pour la première fois du houblon et que ça va être sa première récolte; "les temps sont durs pour les agriculteurs en ce moment", me dit-il, et d'évoquer le suicide d'une voisine, accablée de dettes et qui, pour s'en sortir, à essayé de frauder en ajoutant de l'eau à son lait qu'elle destinait à la coopérative voisine; mais, son forfait ayant été découvert, se sentant déshonorée, elle a préféré mettre fin à ses jours

une ancienne voie ferrée longe la route où nous nous trouvons, l'occasion pour mon interlocuteur d'évoquer le temps où son père menait à chalons pour la foire ses bovins dans un des wagons du petit train qui circulait spécialement le mercredi

j'allais le quitter, il me rappelle pour me parler de sa guerre d'algérie, de l'attaque" fells" où il a été blessé, et où, plus tard me dit il en riant, on a découvert une balle dans son corps à son retour en france; "un beau souvenir"lui reponds je; je ne sais pas si il a apprécié mon humour

le soir, je trouve près de vitry le françois un endroit pour bivouaquer près d'un petit lac

huitième jour

en consultant ma carte, je vois que bure se trouve presque sur mon chemin; je décide d'y faire un crochet

j'avais entendu parler de bure lors de plusieurs rassemblements à notre dame des landes, où j'avais croisé deux pasionarias meusoises qui clamaient avec conviction leur opposition farouche à l'implantation de galeries d'enfouissement de déchets radio actifs dans leur bled, à bure donc, prononcé par elles "buuuure", en insistant bien sur la prononciation dure du "uuu", selon l'accent en vigueur dans cette region

une autre fois, de retour d'un periple au danemark en 2019, j'emprunte le ter bar le duc paris, et, arrivé à la gare de l'est, à la descente du train, une dame d'une soixantaine d'années m'aborde et me fait la remarque que faire en train la vallée de la marne est bien moins intéressant que de la faire à vélo; j'ai tout de suite reconnu l'accent traînant de l'une des deux pasionarias de bure, je lui demande si elle ne vient pas de buuuuure, paf, dans le mille, je ne me suis pas gouré, elle a pris le ter à bar le duc et vient à paris pour y participer à une action anti nucléaire

"on est venu une année à notre dame des landes à vélo, en passant par la vallée de la marne, c'est magnifique", me dit-elle; une courte conversation s'engage, où j'apprends qu'une maison à bure est spécialement dédiée à la lutte contre le projet d'enfouissement; elle en profite pour me fourguer des tracts sur un prochain rassemblement à buuure dans les jours qui viennent

peut être cette conversation tenue il y a un an m'a donné envie de faire la vallée de la marne à velo maintenant

j'arrive à vitry le françois et j'emprunte le chemin de halage du canal champagne bourgogne qui passe à saint dizier, et, quelques dizaines de kilomètres plus au sud, je bifurque pour remonter jusqu'à bure

remonter est bien le mot car une pente incessante m'oblige à ahaner jusqu'au plateau de buuure; il fait chaud, je commence à avoir soif, je n'ai plus d'eau dans ma bouteille, je cherche une source quelconque pour l'étancher ,et, en passant dans un village, je montre ma bouteille vide à une personne qui me tend une bouteille d'eau minerale sorti d'un pack qu'elle vient juste d'acquérir lors de ses dernières courses : sympas!!

à l'entrée de bure, qui se révèle être un tout petit village, on peut remarquer un bâtiment flambant neuf, monumental, d'un grand parking vide doté d'un éclairage ultra moderne: c'est une maison pour tous, cela annonce bien ce qui se fait dans la region, l'andra arrose à tout va

la fameuse maison dont m'a parlé la pasionaria se trouve en plein milieu du village, immense bâtisse super bien aménagée, avec grande cuisine, douche avec eau chauffée au solaire, dortoir à l'étage où sont rangés une multitude de matelas; j'y dormirai le soir et on sera deux à occuper la grande pièce

une jeune fille et un jeune homme font le ménage dans une espèce de grange au rez de chaussée; je me présente et demande si je peux être hébergé ; pas de souci, on me fait visiter les lieux

après une douche bien réparatrice, je me vautre dans un fauteuil à l'exterieur en attendant l'heure du repas

je comprends vite que je suis chez des vegan, je range discrètement ma boîte de cassoulet dans mon sac et sort mes pâtes que je prepare

quelques jeunes zadistes arrivent, preparent la bouffe avec des légumes gracieusement offert par les autochtones

certains occupent la place depuis quelques mois, et recherchent un art de vivre loin d'une société de consommation et de gaspillage qu'ils fuient

j'apprends que la maison qu'ils occupent a été achetée par une communauté pour une bouchée de pain

bure se trouve dans le trou du cul du monde, bled paumé et loin de tout; j'apprends ainsi que ce site a été choisi par l'andra, non pas pour son sol argileux (c'est ce que j'avais compris des infos officielles), mais parce que l'environnement humain est tellement désolé et vulnérable (pour avoir subi de considérables dégâts durant les deux dernières guerres mondiales) que les gens y sont très fatalistes et sans ressort

 

 

 

 

la "zad" de bure", loin de l'image miserabiliste et bordelique de la zad de notre dame des landes, dont les occupants semblent plus préoccupés par un art de vivre alternatif que par un combat sans merci contre l'andra, peut être désabusés par des actions militantes qui se sont à chaque fois soldées par des échs

la "zad" de bure", loin de l'image miserabiliste et bordelique de la zad de notre dame des landes, dont les occupants semblent plus préoccupés par un art de vivre alternatif que par un combat sans merci contre l'andra, peut être désabusés par des actions militantes qui se sont à chaque fois soldées par des échs

neuvième jour

je me dirige vers le site de l'andra, qui ne se trouve pas à bure même, mais entre bure et mandres en barrois

on peut voir sur cette carte un triangle formé de trois côtés, la d227, la d960 et la d132, avec trois angles respectifs où se trouve bure, le site de l'andra et mandres

on peut voir sur cette carte un triangle formé de trois côtés, la d227, la d960 et la d132, avec trois angles respectifs où se trouve bure, le site de l'andra et mandres

le site de l'andra paraît immense, verrue grotesque composée de bâtiments récents qui semblent posés comme des éléments de lego dans un environnement qui lui est complètement étranger

tout paraît désert, ce qui n'empêche pas l'apparition de deux camionnettes de gendarmes en train de patrouiller

arrivé à mandres en barrois, je remarque un autre bâtiment vraisemblablement squatté par des zadistes, je m'en approche et je vois effectivement plusieurs personnes installés autour d'une table dans la cour se préparant à prendre leur petit déjeuner

je m'en approche et commence à discuter avec trois zadistes; ils m'expliquent qu'ils occupent ce bâtiment acheté pour rien, le prix de l'immobilier dans ce coin est dérisoire parce que c'est le désert absolu

tout en discutant, ils lèvent une fesse pour péter ostensiblement, canonnant vraisemblablement à l'encontre des canons de la bienséance bourgeoise

ils ont la même attitude que les zadistes de bure, désabusé, fataliste, ko face à la force de frappe de l'andra

je leur pose alors la question : "puisqu'il s'agit de transporter des déchets radioactifs des centrales en activité jusqu'au centre d'enfouissement, quel moyen de transport va être utilisé?

l'un d'eux me répond : "par train, ils ont déjà commencé à défricher la ligne abandonnée de ligny jusqu'à gondrecourt

plus tard, je me suis posé la question : mais de gondrecourt au centre d'enfouissement, ils vont surement utilisé des camions, comme pour la centrale de chinon

cette question a trouvé une réponse, après une recherche sur internet

capture d'ecran d'un document pdf datant de 2018, suite à une réunion d'information de l'andra pour les représentants des communes entre nançois sur ornain et bure https://meusehautemarne.andra.fr/sites/meuse/files/2018-12/VF%20Andra_Cig%C3%A9o_R%C3%A9union%20170918_Compte-rendu.pdf

capture d'ecran d'un document pdf datant de 2018, suite à une réunion d'information de l'andra pour les représentants des communes entre nançois sur ornain et bure https://meusehautemarne.andra.fr/sites/meuse/files/2018-12/VF%20Andra_Cig%C3%A9o_R%C3%A9union%20170918_Compte-rendu.pdf

mon interlocuteur parlait de ligny, mais il ne connait pas toutes les subtilités de la géographie ferroviaire, c'est à nançois sur ornain que se débranche de la radiale paris strasbourg la ligne de gondrecourt

la section abandonnée à réhabiliter

la section abandonnée à réhabiliter

c'est le tracé pudiquement qualifié de "ite" "installation terminale embranchée", mais c'est carrément une vingtaine de kilomètres de voie ferrée nouvelle à construire qui va serpenter entre gondrecourt et le site de l'andra; ça va coûter bonbon

c'est le tracé pudiquement qualifié de "ite" "installation terminale embranchée", mais c'est carrément une vingtaine de kilomètres de voie ferrée nouvelle à construire qui va serpenter entre gondrecourt et le site de l'andra; ça va coûter bonbon

bon, revenons au périple; je quitte les zadistes de mandres et me dirige vers gondrecourt; effectivement, on peut voir une voie ferrée abandonnée qui devait relier un silo à blé

je reprends ma route, et me dirige vers toul, pour rejoindre le canal de la marne au rhin

il est midi, je m'arrête dans une aire de pique nique et m'assoit à une table pour déjeuner

je vois alors sortir d'un bateau une dame d'une soixantaine d'année se diriger vers moi, munie d'un couteau, d'une assiette où est posée une énorme pastèque

"j'ai acheté cette pastèque, mais j'en ai trop pour moi, on peut se la partager"

et nous commençons à converser

je lui dis que je me dirige vers la hollande

elle me répond : "la hollande, c'est une partie des pays bas, il faut dire nederland ou pays bas; si tu dis hollande, c'est comme si tu désignais la france par le mot bretagne

car j'ai en face de moi une neerlandaise, parlant le français presque sans accent

elle m'apprend qu'elle a tout largué, vendu sa maison, et acheté un bateau pour voyager sur les canaux en europe

qu'elle est resté bloquée à toul pendant trois mois à cause du confinement, et que cette mesure l'a scandalisée, mettant a mal sa liberté de se déplacer, opinion que je partage avec elle, mais rares sont des gens que j'ai rencontrés proférant ce genre de discours

nous sommes entre gens qui se comprennent, soif de voyager, de découvrir des choses nouvelles, profiter des quelques années qui nous restent en bonne santé pour bourlinguer et jouir de chaque instant que le bon dieu a bien voulu nous attribué

"carpe diem", me dit elle, tout en rejoignant son bateau

rencontre intéressante, fulgurante, éphémère, comme toutes ces rencontres que seuls les voyageurs ont le privilège de connaitre

et je repars, pour bivouaquer le soir le long de la moselle près de liverdun

dixième jour

de liverdun, je rejoins frouard, puis metz, passage obligé au dessus des voies du triage de woippy, qui n'est plus que l'ombre de lui-même, réduit à trier quelques dizaines de wagons par jour, alors que durant son époque faste, c'était plus de 4000 wagons par jour qui descendaient par gravité sur sa bosse et je me retrouve le soir au camping de thionville

en passant à uckange, les traces d'un ancien haut fourneau

formes etranges qui pourrait faire penser à une monumentale sculpture d'art contemporain

formes etranges qui pourrait faire penser à une monumentale sculpture d'art contemporain

onzième jour

de thionville à longuyon

du jeune garçon que j'étais, lecteur assidu de "la vie du rail" à l'adulte maintenant retraité , je ne peux ignorer  l'existence de la ligne mythique thionville valenciennes

des nombreux articles figurant dans cet hebdomadaire voué au rail à la lecture d'ouvrages spécialisés sur ce sujet m'ont toujours fait rêver de côtoyer cet itinéraire, témoin d'une époque industrielle grandiose où la lorraine, je le rappelle ici, était qualifié de "texas français", et où cette ligne appelée "artère nord est" supportait le plus gros trafic marchandise de la sncf dans les années soixante

 

 

à travers la france et les pays bas
à travers la france et les pays bas

donc, je quitte thionville et atteint la vallée de la fensch, où les villes se touchent et se succèdent, florange, seremange, hayange, knutange, algrange, tous ces noms de ville résument un passé siderurgique glorieux mais maintenant un paysage en ruine

 

en haut à droite thionville, et tout le chapelet des villes siderurgiques sur la gauche

en haut à droite thionville, et tout le chapelet des villes siderurgiques sur la gauche

à l'entrée de hayange, démantelement d'un haut fourneau

à l'entrée de hayange, démantelement d'un haut fourneau

un autre haut fourneau bien sûr inactif

un autre haut fourneau bien sûr inactif

je m'arrête à hayange, où se trouve la dernière usine française qui fabrique des rails, dernier fleuron de l'industrie nationale qui, sous le coup de ventes et de rachats, va surement passer à la trappe, bouffé par le moloch macron et ses sbires

il existe à hayange une statue de la vierge qui domine la vallée et la ville; je m'y hisse et découvre un beau panorama

une image google earth de hayange, avec sur la droite la statue de la vierge

une image google earth de hayange, avec sur la droite la statue de la vierge

j'admire donc ce beau panorama lorsqu'une voiture s'arrête, en descendent deux personnes, qui commencent à admirer eux aussi le paysage; une conversation s'engage

l'un d 'eux raconte qu'il connait bien le secteur, il montre un coron où il a vécu, expliquant que la vallée était entièrement recouverte par la fumée des usines, qu'on n' y voyait pas clair même en plein jour, que ça grouillait de monde, il y avait des cafés à chaque coin de rue, et là bas, sur la gauche, les hauts fourneaux fumaient nuit et jour, une activité intense régnait dans toute la vallée, en face se trouvaient les mines de minerai de fer, toute la colline est trouée par des galeries horizontales, d'ailleurs, il existe un musée à neufchef, helas fermé à cause du covid, qui retrace toute l'histoire des mines de fer dans la region

 

 

depuis, l'atmosphère a retrouvé sa pureté, les sidérurgistes se sont reconvertis en employés de banque au luxembourg, et il est prévu la construction d'un deuxième lidl à la place d'un vieil entrepôt, tel est l'avenir des habitants de hayange; les cafés ont disparu, le centre ville est desert, les retraités occupent les corons, et les jeunes sont des employés transfrontaliers qui prennent leur bagnole tous les jours pour rejoindre le luxembourg

gamin donc, lecteur assidu de "la vie du rail", je suivais avec intérêt l'actualité ferroviaire des années soixante, et c'est ainsi que mes connaissances géographiques se sont constituées, découvrant avec curiosité l'electrification des lignes audun le roman villerupt ou fontoy audun le tiche, des noms étranges de ville qui me faisaient rêver,

à travers la france et les pays bas

après la visite d'hayange, je décide de rejoindre villerupt, histoire d'assouvir une curiosité d'enfant, séduit par ce nom de ville aux consonnes multiples qui avait frappé ma mémoire et mon imagination

drôle de bled, village qui a dû être une ville, où dans un café on ne sert que de la bière portugaise, et dont l'hôtel de ville fleure bon l'architecture stalinienne

entre hayange et villerupt, passage à aumetz, où existe un musée, hélas fermé

entre hayange et villerupt, passage à aumetz, où existe un musée, hélas fermé

à la sortie de villerupt, je rencontre un jeune que je questionne sur la ville; il me dit qu'un nombre important  d'italiens est venu travailler dans les mines environnantes, et qu'ils restent désormais sur place pour leur retraite;il m'affirme également qu' il existe à villerupt des attractions touristiques, et me montre derrière nous un viaduc qui domine la ville

le viaduc c'était sur la fameuse ligne audun le roman villerupt

le viaduc c'était sur la fameuse ligne audun le roman villerupt

il me révèle quelque chose qui m'a surpris, la prolifération de construction neuve de maisons achetées par des luxembourgeois, car ceux ci dans leur pays y paient des impôts fonciers exorbitants, il me confirme qu'il n'y a plus de travail dans la région, et que la plupart des actifs vont bosser au luxembourg

 

je quitte villerupt lorsque, à un croisement, je vois un attroupement et des voitures stationnées; sûrement un accident, me dis je; je me rapproche, et je constate que la plupart des gens présents portent un gilet jaune; eh oui, près d'un rond point, dans cette région au riche passé de luttes ouvrières, survivent encore des actions, qui consistait ici en une conférence d'un avocat qui donnait des conseils sur les différents moyens de déjouer la police lors de manifestations

je continue mon chemin, traverse mont saint martin, autre haut lieu de la sidérurgie au moment des trente glorieuses et, un peu plus loin, à l'entrée de longwy, je traverse une espèce de no man's land laid et sale, constitué de stations services luxembourgeoises qui proposent du carburant moins cher qu'en france ; belle vision d'une europe de la concurrence!

la nuit commence à tomber, je bivouaque peu avant longuyon dans un grand pré près d'un bois, où j'entendrai, durant la nuit, le braiment d'un cerf ou d'un sanglier, ce qui, en pleine obscurité, n'a pas été fait pour me rassurer

douzième jour

étape longuyon charleville

peu de souvenirs de cette étape; par contre je me rappelle l'approche de charleville, d'abord lumes, puis mohon, enfin charleville; lumes et son triage, mohon et son dépôt, charleville et sa gare

ce dont je peux me souvenir de ce parcours, c'est que je n'ai vu aucune circulation ferroviaire entre longuyon et charleville, c'est dire l'état de décrépitude d'une ligne électrifiée à deux voies avec système de signalisation automatique; par contre, tout au long de la route, dans chaque ville, figurent des panneaux annonçant les arrêts des "ter" pour les bus

je rejoins le camping de charleville, et je demande au responsable de l'accueil si on peut visiter le dépôt de mohon;" vous tombez bien" , me répond-il, "on a un spécialiste des trains ici"; "Maurice, tu peux venir une seconde!"

arrive un quadragénaire bedonnant, casquette à large visière vissée sur la tête, arborant fièrement un tea shirt sur lequel est sérigraphié un x3800 au jaune petant

je me dis que j'ai à faire avec un fondu de trains

pas manqué :-

"le dépôt de mohon, il est fermé parce que la charpente métallique menace de s'effondrer; ya qu'à aller à chambery, tu verras une belle rotonde"

"les cc 14100, y en a une en expo sur un rond point, autrement, tu vas à mulhouse si tu veux en voir"

"t'es d'où - poitiers!, ah c'est pas loin du train des mouettes"

"c'est  vrai ya plus rien entre valenciennes et thionville, c'est maintenant le désert,et ils ont aussi fermé la ligne entre charleville et givet pour travaux, ça sent la fermeture définitive

"je m'occupe d'une association qui fait rouler des picassos sur une ligne dans les ardennes"

etc, etc

plus tard, maurice rejoint ses amis autour d'une bière, et moi je rejoins ma tente

 

 

treizième jour

charleville fourmies

je quitte une ancienne région minière de fer pour une ancienne région minière de charbon

passage à liart, haut lieu ferroviaire, un tunnel y est en réfection, la gare se trouve au sommet d'une longue rampe, point singulier de la ligne valenciennes thionville; aucune circulation constatée sur la ligne

quatorzième jour

fourmies arras dunkerque

passage par aulnoyes, valenciennes et son nouveau tramway, somain et son triage, douai et la gare d'arras, où je prends un ter pour dunkerque

dans le train, je fais la connaissance d'un jeune cycliste, qui me dit qu'il a acheté le forfait ter national, et que son intention est de plus tard rejoindre la côte d'azur pour pas cher, grâce donc à ce forfait; il me fait également part de ses précédents voyages en ter, où jongler avec les correspondances, n'est pas de tout repos

à dunkerque le soir, je trouve un endroit pour bivouaquer près de la plage

quinzième jour

traversée de la belgique et premiers coups de pédale aux pays bas

je longe la côte de de panne à knokke le zout, une suite ininterrompue de larges esplanades, avec sur la gauche la mer et ses plages, et sur la droite un mur d'hôtels et de boutiques, cela sur une centaine de kilomètres

tout au long de ce parcours, je côtoie de temps en temps des tramways, qui rejoignent les deux villes

je franchis la frontière à cadzand, je rejoins breskens et prends un bac pour rejoindre flessingue

premiers contacts avec les pays bas, dans le bac, parking spécial pour les vélo, on est bien au paradis des cyclistes

premiers contacts avec les pays bas, dans le bac, parking spécial pour les vélo, on est bien au paradis des cyclistes

un vent sud nord s'est levé, et me porte littéralement , j'atteins un camping à la ferme vers dombourg, j'y rencontre un couple de cyclistes belges qui me racontent qu'ils font souvent les pays bas à velo, que le camping sauvage y est formellement interdit, et me donnent quelques tuyaux sur les pistes cyclables plus au nord

seizième jour

flessingue noordwijk

étape de près de 150 kms, le vent me porte et je roule facilement à 30 km/h

passage par une digue très impressionnante

à travers la france et les pays bas

je suis un parcours cyclable qui me fait passer par l'arrière port de rotterdam, puis emprunte un bac pour hoek van holland, puis rejoint noordwijk, où bravant les recommandations des deux belges rencontrés au camping, je bivouaque dans un bois près de la ville

dix septième jour

de noordwijk à harlingen

une autre étape de près de 150 kms, toujours porté par le vent

à travers la france et les pays bas

pour franchir l'immense digue avant harlingen, les deux cyclistes belges m'avaient averti qu'elle était en travaux, et qu'un bus effectuait la traversée gratos; donc sans surprise, j'ai trouvé un bus à den oever; franchement, les pays bas sont aux petits soins pour les cyclistes

à harlingen, je trouve un camping (14 euros la nuit)

en m'installant, je remarque un camping car immatriculé  "86"

j'interpelle son propriétaire;  c'est un neerlendais qui a de la famille à harlingen, mais il réside dans la vienne, près de civray; un entrepreneur qui vend et installe des chaudières à bois dans toute la france, un écolo qui me vante les qualités d'un rechaud solaire, un militant anti nucléaire qui ne rechigne pas à participer à des manifs; le mec sympas, quoi

le soir, je fais une balade en ville et déguste un excellent fish and chips et bière locale pour 8 euros

la piste longe la mer, protégée par une levée, de nombreux moutons y paissent en toute liberté, comme je l'avais constaté sur les bords de l'elbe, entre hambourg et la frontiète danoise

la piste longe la mer, protégée par une levée, de nombreux moutons y paissent en toute liberté, comme je l'avais constaté sur les bords de l'elbe, entre hambourg et la frontiète danoise

dix neuvième étape

harlingen groningue

à travers la france et les pays bas

là, je fais moins de kilomètres (une centaine) car je n'ai plus le vent de dos

je rentre à l'intérieur des terres des pays bas, et je ne suis plus la lf1 , mais je vais naviguer au gré de la signalisation cycliste, qui consiste à qualifier des intersections de pistes par des nombres, et à chaque intersection se trouve une carte avec les intersections proches, et des pancartes avec des nombres qui indique la direction des prochaines intersections

à groningue, je bivouaque dans un terrain vague proche du centre ville

 

gare de groningue, comme dans la plupart des villes neerlandaises, d'immenses parking où sont entassés un nombre invraisemblable de vélos

gare de groningue, comme dans la plupart des villes neerlandaises, d'immenses parking où sont entassés un nombre invraisemblable de vélos

vingtième étape

groningue hardenberg

à travers la france et les pays bas

plat pays, pas grand chose à voir à part de temps en temps des moulins à admirer ou des canaux à traverser; à la moindre route est adossée une piste cyclable, et merveille, aux croisements, sur une boite jaune fixée sur les potences des feux de croisement, un gros bouton rouge à enfoncer qui donne presque instantanément le feu vert pour les vélos

quelquefois apparaissent d'immondes bâtisses noires, camps de concentration pour bovins, où ça pue la merde plusieurs kilomètres à la ronde

mon gps m'indique un camping que je pensais modeste et champêtre, il est effectivement modeste et champêtre , mais c'est 17 euros pour la nuit

vingt et unième étape

de hartenberg à doetinchen

peu de souvenirs de cette étape, si ce n'est que le soir, je trouve un camping dans une forêt, un camping associatif où les sanitaires sont rudimentaires, mais où le cadre est sylvestre et très très vaste, et pas cher, 8 euros

vingt deuxième étape

de doetinchen à duisbourg

l'entrée en allemagne se fait à emmerich, bizarrerie géographique parce que cette ville se trouve sur la rive droite du rhin, donc côté pays bas

je longe le rhin et bivouaque le soir un peu avant duisbourg, dans une prairie au bord du rhin

il me faudra encore quelques jours pour atteindre wissembourg, où j'ai de la famille, par la vallée du rhin, puis je regagnerai poitiers en enchaînant plusieurs ter

j'y connaitrai, lors de cet itinéraire par la vallée du rhin que je ne peux me lasser de parcourir, les mesures allemandes contre le covid, qui consistaient entre autres, à chaque fois que je mettais les pieds dans une boulangerie, un restau ou un magasin, à remplir un formulaire où il fallait donner nom prenom, adresse, numero de telephone, lieu d'où l'on vient et où l'on va et je ne sais plus quoi

au début, les commerçants vérifiaient scrupuleusement les questionnaires, mais je me suis rendu compte, au fil du temps, car je remettrai les pieds en allemagne quelques semaines plus tard, un relâchement évident d'une telle procédure, que le questionnaire comportait de moins en moins de rubriques à remplir, et que ça a fini par du papier libre, ou un bout de feuille avec un stylo que le commerçant me tendait sans conviction

ceci peut expliquer entre autres qu'une partie de la population allemande, lassée de procédures absurdes qui lui était imposé, et malgré la servilité légendaire de ce peuple, commence à se rebeller par des manifestations anti masques , en particulier à berlin

je conclus par l'évocation de cette pandémie qui a bien pourrie cette année 2020, et j'espere, pour la suite, que cela ne compromettra pas mes desirs de futurs periples

 

 

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 11:13

premier jour

premier ter poitiers tours, puis j'enchaine sur un tours bourges, puis sur un bourges nevers, puis un nevers dijon, enfin un tgv dijon mulhouse : à mulhouse direction mullheim, que j'atteins la nuit, il pleut, l'endroit habituel où je campe près de la gare est défoncé par des travaux d'agrandissement des voies, je trouve un champ près de la gare, et il pleut presque toute la nuit

deuxième jour

mullheim fribourg à velo, j'y arrive un peu avant 9heures, et, à la gare, je veux acheter un forfait journée train régional, mais aucune machine ne delivre ce genre de ticket, je me rabats sur un des rares guichets à presence humaine file d'attente, et je reussis à avoir mon billet juste avant 9 heures

un premier train regional part à  9h 02 pour offenburg, je le rate, et prends le suivant; je pensais rejoindre berlin en fin de journée, mais la succession des trains regionaux que j'ai pris m'a amené en fin d'après midi à bonn; lassé de la lenteur et des arrêts fréquents de ces trains (3 heures pour accomplit le trajet mainz bonn, la voie suit la vallée du rhin, il fait beau, je vois de nombreux cyclistes tout au long des pistes cyclables, et donc à bonn, je prends la direction de cologne, par cette piste magnifique qui longe le rhin;

arrivé en fin de soirée à cologne, je trouve un endroit discret, juste à la sortie de cette grande ville, sur les bords du rhin, pour camper

troisième jour 

je quitte cologne et je rejoins dusseldorf, puis je rejoins la rhur à kettwig, où une magnifique piste cyclable m'amène jusqu'à essen, sur laquelle circulent une nuée de cyclistes, en général des couples retraités; et aux environs de dortmund, je trouve un lac, le umminger see, où je peux bivouaquer sans problème

quatrième jour 

je remonte vers le nord, passage à munster, puis je repère un canal le dortmund ems, où je trouve à bivouaquer sur les bords, près de ladbergen; la journée a été très chaude, et je pique une tête dans des eaux preque chaudes

cinquième jour 

petite étape qui m'amène le soir dans un camping, à lembruch, après un passage par osnabruck; super camping, près d'un lac, où une baignade s'impose

sixième jour

passage à hambourg en debut de soirée, la traversée de l'elbe n'est pas très aisée, il faut trouver un bac que j'arrive à atteindre après bien des tours et des détours; après hambourg et sa banlieue sans fin, je rejoins un lac, près de lottbeck, où je bivouaque

septième jour 

passage par lubeck, puis je rejoins travemunde, traversée de la trave par le bac, et je rejoins le soir un immense camping vers boltenhagen; les pistes cyclables qui longent la baltique sont envahies par une nuée de cyclistes

à noter que l'autoroute vers lubeck est équipée de poteaux catenaires et de catenaires, vraisemblablement pour des camions munis de pantographes : une absurdité peut être due à une volonté de reduire les gaz à effet de serre

huitième jour

je longe toujours la côte balte, beaucoup de touristes, enormément de cyclistes sur les pistes, il fait chaud, par ces temps de canicule et de covid, j'ai l'impression que les allemands ont préféré pour cette année rester dans leur pays; camping le soir dans un autre camping, à graal muritz

neuvième jour 

je longe toujours la mer baltique au plus près, je passe à  stralsund, je me hisse sur un immense pont qui permet de rejoindre la presqu'ile de rugen, et je trouve, en suivant plusieurs cyclistes allemands à la recherche d'un camping, un emplacement à altefahr

dixième jour 

passage à bergen en rugen et lietzow, pour atteindre prora, en debut d'après midi

prora, c'est un village où se déroule un immense bâtiment de plusieurs kilomètres de long au bord de la plage, voulu par hitler pour accueillir les bons nazis dans cet invraisemblable village de vacances

le plus invraisemblable, c'est que ces bâtiments, naguère plus ou moins abandonnés, sont réhabilités par des sociétés privées pour accueillir les bons allemands de maintenant

un musée se trouve dans une partie de ces batiments, qui y retrace l'histoire de sa construction

où l'on apprend que des soldats de einsatzgruppen y ont séjourné pour se préparer à tuer à la chaîne dans les pays baltes

une photo montre pudiquement un soldat tirer sur un juif, sous le commandement d'un de ses supérieurs, une autre une maison incendiée : bel euphémisme pour un pays dont j'ai l'impression que le passé nazi veut être enfoui et surtout n 'être pas révélé; cette impression, exacerbé par la lecture  récente des ouvrages de johann chapoutot, s'est confirmée lorsque, dans les villages où je suis passé, des panneaux y indiquent leur histoire, mais s'arrêtent toujours à partir des années 30

par contre, dans l'ex allemagne de l'est, on ne peut échapper aux diatribes sur les méfaits du communisme, et il existe même une piste cyclable longeant l'ancienne frontière entre les deux allemagne; à quand, me dis je, un circuit cyclable joignant les différents camps de concentration allemands?

l'entrée de ce musée est payante, ce que je trouve scandaleux, d'ailleurs nombre d'allemands, voulant visiter ce musée, y ont renoncé quand ils ont appris qu'il leur fallait débourser 6 euros pour remuer leur mauvaise conscience, alors qu'ils sont innocemment en vacances

d'ailleurs, je trouve tout aussi scandaleux que la visite du camp d'auschwitz soit payante, et que les allemands laissent aux polonais la "gestion" des visites de ce camp

une video m'a fait frémir, lors de la visite de ce site : elle montre que hitler était très attentif aux loisirs de son peuple, et a multiplié les occasions pour celui ci de se divertir pour pas cher, par des croisières en particulier, et de voir des témoignages d'allemands émus d'avoir participé à de telles agapes ; une telle indécence a de quoi faire envie de gerber et de hair ce pays qui certes a fait en son temps amende honorable, mais le devoir de mémoire doit perdurer toujours et toujours

bref, sorti de ce musée avec dans la bouche un gout de cendre, j'ai donc longé ces bâtiments rénovés, occupés par des allemands indolents et insouciants

le soir, je rejoins glewitz,  un bac m'amène à stahlbrode où je trouve un camping en bord de mer

 

 

 

 

onzième jour 

on est bien dans l'ex allemagne de l'est, les routes ne sont pas en bon état, la richesse ne suinte pas ici comme dans l'ex allemagne federale;

passage à greifswald, pour atteindre le soir swinoujscie, où un bac permet de rejoindre la pologne (swinoujscie est en pologne, bizarrerie géographique égale à celle de emmerich, ville allemande en territoire neerlandais)

à la sortie du bac, je trouve assez facilement un flechage de l'eurovelo 10, dont l'itineraire me revelera bien des surprises, la piste traverse des forêts, mais l'itineraire est sablonneux, très sablonneux

 

 

 

recapitulatif de cette premiere partie du periple

parcours en ter poitiers dijon puis tgv dijon mulhouse

parcours en ter poitiers dijon puis tgv dijon mulhouse

premiers coups de pedale, d'abord le soir et de nuit de mulhouse à mullheim, puis le lendemain piste cyclable de mullheim jusqu'à' fribourg

premiers coups de pedale, d'abord le soir et de nuit de mulhouse à mullheim, puis le lendemain piste cyclable de mullheim jusqu'à' fribourg

enchainement de trains regionaux de fribourg à bonn, je pensais rejoindre cologne, mais la ligne bonn cologne etait fermée pour travaux

enchainement de trains regionaux de fribourg à bonn, je pensais rejoindre cologne, mais la ligne bonn cologne etait fermée pour travaux

partie allemande du periple, ce qui n'etait pas prevu au depart, pensant dans un premiuer temps rejoindre berlin ou dresde, mais me retrouvant à l'opposé, à bonn

partie allemande du periple, ce qui n'etait pas prevu au depart, pensant dans un premiuer temps rejoindre berlin ou dresde, mais me retrouvant à l'opposé, à bonn

l'idée initiale de ce periple (le mot macronien de "projet" enferme toute idée dans une obligation contrainte d'accomplir ce qui est projeté, je prefere le mot "idée", on peut penser à une première chose, puis la modifier au gré des circonstances, c'est ce qui se passera lors de ce périple en pologne), était de longer la côte balte jusqu'à gdansk, puis suivre la vistule jusqu'à varsovie, rejoindre la roumanie et revenir par l'eurovelo constentsa saint brevin

la réalisation sera bien plus modeste, je montre ici le parcours effectué en pologne

aout 2020, un petit tour en pologne

ce parcours, je l'aurai effectué en une douzaine de jours, qu'après coup je peux diviser en trois etapes distinctes

d'abord un itinéraire qui me conduira jusqu'à gdansk, en 6 jours, avec nuit d'abord dans un camping, puis une aire de pique nique, bivouac près de la mer, un autre camping, pour finir bivouac dans une forêt près de gdansk

ensuite un itineraire qui longe la vistule jusqu'à chelmno, avec bivouac près de ce fleuve en 3 jours

enfin un itineraire qui emprunte l'eurovelo1 jusqu'à kostryn, avec deux bivouacs en forêt, puis un camping près de la frontière, qui me demandera donc 4 jours

la première section longe donc la côte balte, zone touristique intense, prolongement de ce que j'ai pu découvrir en allemagne;

une plage de sable fin, des baigneurs, du soleil et un ciel bleu, le decor classique d'un site touristique

une plage de sable fin, des baigneurs, du soleil et un ciel bleu, le decor classique d'un site touristique

j'avais  amené avec moi une carte au un millionième de la pologne, avec simplement les routes principales indiquées; à la sortie de swinousjscie, je remarque des pancartes sur les quelles est marqué "r 10"; je suppose que c'est un veloroute, que j'emprunte, qui me fait passer à travers la forêt, sur des pistes souvent sablonneuses où je m'enlise facilement, vu que je suis bien chargé

en fait, "r10" indique le veloroute 10,vaste itineraire qui fait le tour de la baltique

les panneaux ne sont pas regulièrement implantés, et je me perds rapidement

heureusement, dans un office de tourisme, on me delivre gratuitement 5 petites plaquettes où l'itinéraire est très bien indiqué; cet itinéraire court jusqu'à ustka

 

les 5 plaquettes

les 5 plaquettes

detail des 10 premiers kilomètres

detail des 10 premiers kilomètres

ces cartes m'aideront facilement à rejoindre ustka

aout 2020, un petit tour en pologne

dans un autre office de tourisme, je trouverai une autre carte assez précise qui me guidera jusqu'à gdansk, et plus loin le long de la vistule jusqu'à gniew

couverture de la carte, sensée indiquer les pistes cyclables

couverture de la carte, sensée indiquer les pistes cyclables

detailde la carte, après ustka

detailde la carte, après ustka

cette carte, bien qu'assez precise, ne m'empêchera pas de me perdre dans des pistes quasi infranchissables, sur des pilotis surplombant heureusement des marais asséchés, ou encore des sections carrement dunaires

embourbé dans une piste sablonneuse, mon chargement ne m'aide pas à franchir cette piste cyclable polonaise

embourbé dans une piste sablonneuse, mon chargement ne m'aide pas à franchir cette piste cyclable polonaise

de ustka jusqu'à gdansk

de ustka jusqu'à gdansk

un dizaine de kilomètres avant gdansk, je bifurque vers ruma, où mon gps me signale un decathlon où je pourrai acheter une recharge pour mon camping gaz

paysage urbain sans fin, une suite ininterrompue d'immeubles vraisemblablement reconstruits après la deuxième guerre mondiale, où gdansk a été détruit à 90%

la banlieue de ruma/gdynia/gdansk, témoignage d'une architecture soviétique où de nombreux espaces verts sont insérés

la banlieue de ruma/gdynia/gdansk, témoignage d'une architecture soviétique où de nombreux espaces verts sont insérés

je camperai le soir près de gdansk, dans de vastes jardins publics

le lendemain, pour rejoindre gdansk, je serai surpris par l'aménagement des routes côtières, où hôtels de luxe et maisons bourgeoises me font penser à l'environnement architectural qu'on peut trouver à royan par exemple

par contre, le centre de gdansk semble preservé des bombardements

aout 2020, un petit tour en pologne

après gdansk et sa banlieue industrielle (je traverse en particulier un triage ferroviaire où stationnent une multitude de rames de wagons citernes de gaz), je continue à longer la mer baltique, jusqu'à l'embouchure de la vistule

la vistule se jette dans ma mer baltique

la vistule se jette dans ma mer baltique

de là je compte longer la vistule et rejoindre varsovie, où je souhaite visiter le musée sur l'histoire des juifs en europe, visite que j'avais commencée lors d'un voyage en pologne avec le choeur de chambre des deux sevres

une piste semble aménagée, ponctuée par des aires de repos abritées, mais helas elle n'existe que sur quelques dizaines de kilomètres, puis plus de signalisation, rien qui puisse éviter les routes à grande circulation

je rejoins chelmno, où je pense trouver les vestiges du camp d'extermination des nazis durant la deuxième guerre mondiale; mais, m'étant renseigné auprès d'un cycliste, il existe plusieurs chelmno en pologne, et le chelmno que je recherche se trouve plus au sud

bref, je continue à suivre la vistule,j'achète une nouvelle carte pour ne pas me perdre dans les grandes routes et je découvre au bord de la route, quelques kilomètres après chelmno, une pancarte qui résume le parcours d'un eurovelo jusqu'à kostryn; je décide alors de l'emprunter

une carte de la region que je traverse achetée dans une station service

une carte de la region que je traverse achetée dans une station service

les environs de chelmno

les environs de chelmno

 la pancarte  indique un veloroute jusqu'à kostryn, dont le symbole est " r1"

la pancarte indique un veloroute jusqu'à kostryn, dont le symbole est " r1"

essayer de trouver les petites pancartes qui me guident fait penser à un vrai jeu de piste qui me fait decouvrir, par de petites routes, la pologne profonde, avec entre autre ses maisons de forme parallellipedique au crepi decrepit, ses gares sans presence humaine mais avec des annonces faites par haut parleur à l'approche de trains, ses petits magasins où le rayon vodka occupe une place préponderante

l'itinéraire, loin d'être rectiligne, évite les grandes villes et musarde sur des petites routes

l'itinéraire, loin d'être rectiligne, évite les grandes villes et musarde sur des petites routes

à quelques dizaines de kilomètres avant kostryn, à hauteur de wedrzyn, je trouve un invraisemblable camping, immense, où une foule de vacanciers polonais se bousculent, le camping est près d'un lac, propice à la baignade; étonnant de voir un tel équipement en plein coeur de la pologne

aout 2020, un petit tour en pologne

arrivé à kostryn, je passe l'oder par un pont et me retrouve en allemagne, où je trouve une pancarte qui indique un itinétaire cyclable jusqu'à berlin; la piste sera correctement balisée, et je n'aurai pas à m'égarer, comme cela à souvent été le cas en pologne

aout 2020, un petit tour en pologne

j'ai eu un temps magnifique tout au long de ce périple, la pluie salue sa fin

c'est donc sous le vent et quelques averses que je me rapproche de berlin, j'y bivouaque à la périphérie

le lendemain, j'atteins les premières maisons de banlieue de berlin, pour rejoindre la gare centrale, il va falloir faire encore des dizaines de kilomètres en particulier en suivant la karl marx avenue

la gare centrale de berlin est immense, j'y achète sur une machine automatique un forfait journée pour trains regionaux

le soir, je me retrouve à breisach vers minuit sur les bords du rhin, preuve pour cette fois ci que j'ai bien utilisé les correspondances, et que le reseau des trains regionaux allemands n'a pas l'indigence des français

aout 2020, un petit tour en pologne

après avoir bivouaqué sur les rives du rhin, je rejoins à velo mulhouse et sa gare, pour prendre un ter pour belfort, puis j'enchaine avec un autre pour besançon, j'y passe quelques heures pour admirer lenouveau tramway, et j'en profite pour me faire tester du covid, à la demande express de mon entourage familial, je rejoins ensuite la gare de besançon viotte, pour attraper un ter pour dijon, où j'y camperai au camping municipal

le lendemain, je prends le premier ter pour paris, et j'y rejoins, puisqu'on est un samedi, une déambulation des gilets jaunes, dont le nombre est presque équivalent à celui des forces de l'ordre, et c'est à se demander qui accompagne l'autre

le soir, je prends le dernier tgv pour poitiers

l idée initiale de ce periple qui voulait que je traverse la pologne du nord au sud s'est donc bien modifiée; de mauvaises correspondances sur des trains regionaux allemands m'ont incité à traverser une partie de l'allemagne du sud au nord, j'ai decouvert la côte balte allemande et polonaise, puis une partie du nord de la pologne; l'abord des polonais est très froid, jamais ils ne te saluent ou te disent bonjour quand tu les croises, j'ai eu le sentiment d'avoir à faire principalement à des ours refermés sur eux mêmes, ce comportement est peur être du au climat, ou à une histoire compliquée du pays; la pologne veut ressembler à l'allemagne, cela se ressent sur la côte balte ou dans les grandes villes mais, plus à l'interieur du pays, les traces de l'ancien regime communiste, qu'il me semble que les polonais veulent faire disparaitre à tout prix, sont encore bien visibles

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 08:16

jeudi 15 octobre : veille de mon départ pour la grece, je reserve la soirée pour assister au spectacle de lucien et floriane, paradoxe, dans la salle de spectacle des trois cités, public clairsemé mais bien présent malgré les mesures drastiques liées au covid

très beau duo où les corps s'interpellent et s'entremêlent, accompagné d'une musique qui, par son unité et sa diversité, illustre à merveille le paradoxe de la relation amoureuse, entre desir et rejet

 

vendredi 16 octobre : 7h 50 sur le quai de la gare de poitiers, demontage et emballage de mon velo dans une bache sanglée par des tendeurs, puis , à l'arrivée du tgv pour bordeaux, je hisse tout mon barda dans la voiture du duplex, un espace handicapé que j'avais repéré convenant pour installer velo et sacoches

10h30 : montée dans l'intercité bordeaux marseille en gare de bordeaux saint jean

l'arrivée prévue à marseille est à 16h28, et c'est à cette heure qu'un ter quitte la gare saint charles pour nice; aurai-je cette correspondance? Mais tout semble compromis , l'intercité prend une demie heure de retard suite à un encombrement en gare de nîmes

à marseille, je prends le ter de 17h28, qui m'amène à nice vers les 20h30

à nice, je m'arrête dans un fast food, où la temperature est assez clemente pour me restaurer à l'extérieur, sur le bord du boulevard où circulent les tramways

je décide de rejoindre vintimille à velo de nuit, parcours que j'avais déjà effectué quelques années avant, à mon retour d'un périple en italie

 

samedi 17 octobre : j'atteins  vintimille vers les 3 heures du mat, j'ai plus d'une heure à patienter avant l'ouverture des portes de la gare; puis,vers 4h30, un vigile decadenasse les entrées et je peux acheter mon billet pour milan

je descends les escaliers pour rejoindre le quai d'où partira le train regional pour milan, et là, dans le souterrain, une vingtaine d'individus, hébétés par le froid, allongés sur des cartons, semblent patienter pour un hypothétique passage vers la france, parqués dans cet endroit sordide, illustration désolante d'une europe où l'argent circule librement, mais où les migrants sont considérés comme des parias indésirables

en gare de milan, j 'achète un billet pour un frecciabianca (sorte de tgv italien) qui me mènera jusqu'à ancone, démontage et emballage du velo en gare de milan, je hisse le tout dans le train et pas de place pour  ranger le velo, je suis obligé de rester dans le couloir d'intercirculation pour surveiller tout mon barda

à ancone, direction le port, que le bateau pour la grece doit quitter à 17h30, si je me fie au billet que j'ai acheté par internet

il faut s'enregistrer à un check point, mais là, une guichetière mal aimable me fait comprendre que ma reservation ne suffit pas, et qu'il me manque un dossier pour qu'elle puisse me delivrer un ticket d'embarquement, et de me débrouiller avec des "maroquis"; je comprends qu'il s'agit de marocains, que j'aborde, et qui me disent qu'il faut une autorisation du gouvernement grec pour entrer dans son territoire ,suite au covid, autorisation que eux savent remplir; je leur confie mon portable, et l'un des jeunes marocains va s'y escrimer pendant une bonne demie heure, pour enfin me dire que le sauf conduit apparaît dans l'une de ses fenêtres ; je retourne voir ma guichetière mal aimable, qui me délivre enfin le ticket d'embarquement, je laisse dix euros au marocain et je m'embarque dans le paquebot

dimanche 18 octobre: le paquebot accoste les quais du port d'igoumenitsa vers 10h, j'arrive à  éviter les contrôles covid à la sortie, qu'un couple de français retraités avec qui j'avais discuté dans le bateau m'avait alerté sur une probable mise en quarantaine pour les entrants en grece, je me dirige vers le centre d'igoumenitsa, il fait chaud, je me mets en tenue d'été et trouve un petit restau pour un premier déjeuner en grece, puis débute mon périple, en suivant au plus près la côte, et le soir, je trouve un camping à lichnos, il est juste au bord de la mer, un immense camping occupé par un couple d'autrichiens

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

lundi 19 octobre je continue à suivre la côte, j'arrive a preveza vers midi où je dejeune dans un restau, je cherche ensuite un bac qui me permettrait de traverser l'embouchure de la rade, mais je ne trouve rien, j'emprunte alors un tunnel qui m'amenera de l'autre côté, où un policier va m'admonester en me disant que la circulation des velos est interdite dans le tunnel, n'empêche que je suis de l'autre côté, et je continue ma route jusqu'à une petite plage près de mytikas, où je bivouaque

 

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

mardi 20 octobre

je continue à longer la côte et je me retrouve le soir dans un camping fermé, mais où je peux m'installer, à tourlidas, où on peut admirer en face les lumières de patras; un vent violent balaie toute la côte, et j'arrime solidement ma tente, je n'aurai pas de souci pour cette nuit là

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

mercredi 21 octobre

à andino, je prends un bac pour patras, que je traverse en fin d'après midi, et je décide à partir de varda de prendre les petites routes, lassé de la circulation des nationales, pour le soir bivouaquer dans un champ d'oliviers

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

jeudi 22 octobre

parcours super agréable , petites routes, je me perds dans des pistes improbables ,je découvre une grece rurale et pastorale , et le soir je trouve refuge au camping d'olympia, où je visite à mon arrivée le site archéologique

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

vendredi 23 octobre : le matin, je visite les deux musées, puis je rejoins la route côtiere pour me retrouver le soir à kiparissia, où mon gps m'indique un camping que je découvre abandonné, mais je déniche un endroit près de la mer où je peux bivouaquer

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

samedi 24 octobre : circuit montagneux, pour arriver le soir sur une plage de galets; plus je descends vers le sud, plus le temps est doux

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

dimanche 25 octobre : passage à kalamata, grand port mais où je n'ai pas trouvé de départ pour la crète; le soir, bivouac à limeni, petit village où j'ai trouvé un emplacement pour ma tente près d'un cimetière, un endroit bien protégé du vent, où j'apprécie toute la douceur d'un automne méditerranneen

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

lundi 26 octobre : passage a areoploi, puis à githio, où je pensais attraper un bateau pour la crète; mais il n'y a qu'une traversée par semaine, et la prochaine a lieu dans deux jours; je prefere continuer mon tour du peloponnese; après apidia, c'est carrément la montagne, où je bivouaque à plus de 1000 mètres d'altitude, il y fait froid et les moutons avec leurs cloches me tiennent compagnie

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

mardi 27 octobre : jusqu'à plaka, c'est petite route de montagne; une voiture vient à me croiser, s'arrête à mon niveau, le conducteur plonge sa main dans la boite à gants, et m'offre un sandwich; je reconnais ici toute l'hospitalité méditerrannenne que j'ai déjà connu au maroc; le soir je trouive un camping à tyros

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

mercredi 28 octobre : c'est pluie toute la journée; je décide de rester au camping de tyros, visite de la ville

jeudi 29 octobre : j'apprends par mon iphone que la france va se confiner; que dois je faire? continuer mon périple ou rentrer illico en france; je suis tres indecis et je rejoins myloi; mes infos me disent que le confinement commence le jeudi soir, mais qu'une tolérance est admise jusqu'au dimanche soir pour les retours de vacances; mon retour est jouable pour le dimanche soir, si j'arrive à bien faire coincider horaires de bus, de bateau et de train

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

et là, deux options me sont ouvertes : soit je vais sur la droite, je continue à longer la côte jusqu'à nauplie, puis eventuellement jusqu'à athènes et après on verra, soit je rejoins argos et une eventuelle station de bus, pour rejoindre patras et un bateau pour ancone

le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement
le tour du peloponnese avant le deuxiéme confinement

j'opte pour la première solution, mais après quelques kilomètres, je me dis que je peux passer par argos, et si il n'y a pas de bus, je pourrai rejoindre nauplie sans problème

je rebrousse donc chemin, et prends la route d'argos, que je rejoins au bout d'une petite heure, et je me laisse guider par mon gps pour atteindre la gare routière

je trouve un guichet, et demande à la préposée le prochain bus pour patras

elle me dit alors qu'il faut que je prenne un premier bus pour isthmus, puis un autre pour patras, y en a un toutes les heures

je lui demande si les vélos sont acceptés, elle répond par l'affirmative moyennant un supplement

je souhaite preciser le depart du bus pour isthmus, mais elle me repond que je comprends l'anglais, oui ou merde : elle a pas dit ces mots exacts mais l'intention y était

bref, j'achète un premier billet pour isthmus, station que j'ai du mal à reperer sur ma carte; le prix passager est de 5 euros, autant pour le velo

le bus part à 11 h, et arrive à isthmus (en fait une station de correspondance éloignée de corinthe) vers 12h 15

je me renseigne au guichet et un bus part à 13h pour patras, arrivée prévue à 15h 30; prix passager 12 euros, et pour le velo et les sacoches, je m'en tire pour 20 euros!!!

arrivé à la gare routière de patras, je me renseigne sur l'endroit où se trouvent les bateaux pour ancone : "c'est à 4 kilomètres sur la gauche", m'indique un chauffeur de bus

j'atteins le lieu d'embarquement, le guichet où on me délivre un billet, je signe une declaration sur l'honneur destiné à l'etat italien sur ma bonne santé, et, à 17h30, le bateau quitte patras pour ancone, arrivée prévue vers 14h le lendemain

dans le bateau, je rencontre plusieurs français qui retournent chez eux, et on se demande qu'est ce qui nous attend en italie, et comment va se passer l'entrée en france

 

vendredi 30 octobre : le bateau accoste à ancône vers 16h, aucun contrôle à la sortie du bateau, je rejoins la gare d'ancône, où je décide d'acheter un billet pour un train de nuit pour bologne, correspondance pour boghera, et thello jusqu'à nice; j'ai plusieurs heures à patienter à ancône, je fais un tour en ville, mais toutes les enseignes de magasins ferment, il y a couvre feu à partir de 18 heures; j'arrive quand même à acheter un sandwich, et je rejoins la gare d'ancone, où j'aurai à patienter plusieurs heures avant l'arrivée de mon train;  en consultant les horaires sur des grandes affiches, un train régional est prévu vers 20h30 pour bologne, je decide de l'emprunter, et je change mon billet au guichet de la gare, preuve qu'en italie, les dervices publics sont encore assez efficients

je rejoins la gare de bologne vers minuit, et j'ai 5 heures à patienter, avant de prendre un train regional pour boghera; la gare est sinistre, peu d'endroits pour s'asseoir, quelques rares personnes essaient de dormir à même le sol; je m'estime heureux que la gare soit ouverte toute la nuit; des trains de nuit s'y arrêtent, car ils existent encore en italie!!!

 

 

samedi 1 novembre

à 5 heures, je me réchauffe dans le train regional pour boghera, que j'atteins vers les 7 heures, puis correspondance pour le thello direct nice

je me demande quels contrôles covid à l'entrée en france, car les infos délivrent des mesures drastiques concernant ce deuxième confinement

à vintimille, changement de locomotive, arrêt prolongé qui permet à des migrants sans billet à monter dans le train

arrêt prolongé à menton, première gare française, où des policiers français viennent cueillir les migrants en situation irregulière, mais rien sur de quelconque mesures drastiques concernant le covid; à croite que les migrants sont plus dangereux que le virus du covid!!

jusqu'à nice le train est presque vide; je m'attendais à un comité d'accueil en gare de nice, comme en grece, avec infirmiers en blouse bleue plastique et écouvillon, mais rien de tout cela, aucun contrôle, preuve d'une psychose entretenue par la presse,

à nice, j'arrive à trouver un fast food pour déjeuner, je passe devant la chapelle où a eu lieu l'attentat au couteau, mais, contrairement à ce que peut délivrer les infos officielles, les gens dans la rue sont très sereins et déambulent calmement, aucun signe de panique

je rejoins la gare de nice, où je prends un ter pour marseille

et à marseille, j'emprunte le dernier bus de nuit marseille bordeaux, dont la circulation sera suspendu à cause du covid

 

dimanche 2 novembre : arrivé dans cet endroit glauque appelé "bordeaux city" où s'arrêtent les blablabus et les flixbus, direction la gare saint jean, où j'attrape un tgv pour poitiers; j'ai reussi à rejoindre mon domicile avant la date fatidique du dimanche soir

ce périple écourté en grece me donne envie d'y retourner, grande facilité pour bivouaquer, des gens très accueillants, une vie rurale et pastorale dans les campagnes loin des fermes industrielles que j'ai découvert en pologne ou aux pays bas, une dimension humaine encore très présente (dans le moindre village, on trouve toujours deux ou trois cafés, chose impensable par exemple au Danemark, bref, un pays qui garde un art de vivre méditerrannéen, loin des poncifs que certains européens du nord voudraient y imposer

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 08:17

je decris ici les etapes qui m ont conduit en sardaigne durant le mois de septembre 2020

je suis parti de royan par le bac qui rejoint le verdon

premiere etape : gironde : 45 kms

après avoir quitté le bac à la pointe de grave, j emprunte la piste cyclable jusqu'à soulac, puis je bifurque vers l'est pour rejoindre les rives de la gironde, que je longe jusqu'à mon premier bivouac, la marechale, petit port où je trouve un endroit protégé du vent par des arbres, pique nique sur les bords de la gironde avec en face les tours menaçantes de la centrale nucléaire du blayais

un petit tour en sardaigne

deuxième étape : lapebie : 120 kms

petit dejeuner à saint seurnin la cadoue, puis traversée des célèbres vignobles de saint estephe au petit matin, les vendanges sont imminentes, les lourdes grappes de raisins noirs semblent à point pour être cueillies;

passage à bordeaux en début d'après midi pour rejoindre la piste cyclable bordeaux sauveterre de guyenne, où je bivouaque à une dizaine de kilomètres de cette dernière ville, à frontenac

un petit tour en sardaigne

troisième étape: canal garonne : 100 kms

je rejoins sauveterre de guyenne pour un petit déjeuner, puis je me dirige vers la réole pour emprunter la piste cyclable du canal garonne jusqu'à agen, où je bivouaque un peu après cette dernière ville

un petit tour en sardaigne

quatrième étape : agen drudas : 100 kms

je suis la piste du canal garonne jusqu'à grisolles puis je bifurque acamville, le burgaud, puis drudas où reside ma soeur et où j'y passerai la nuit

un petit tour en sardaigne

cinquième étape : canal du midi : 100 kms

je quitte drudas et je rejoins toulouse, en reprenant la piste du canal garonne à castenau d'estretefond; à toulouse, je prends la piste cyclable qui longe le canal du midi, la piste est impeccable, mais sitôt franchi la frontière entre la haute garonne et l'aude, la piste devient à peine carrossable, j'opte pour la route, puis je reprends la piste qui longe l'autoroute, le bruit de la circulation est infernale, mais j'arrive à trouver, dans un méandre du canal, un endroit calme où je bivouaque

un petit tour en sardaigne

sixième étape : passa pais : 120 kms

j'atteins castelnaudary pour un petit déjeuner, puis je décide de rejoindre mazamet par la route, à mazamet, j'emprunte la piste cyclable mazamet bedarieux, et je bivouaque à saint etienne d'albagnan

 

un petit tour en sardaigne

septième étape : gilets jaunes : 80 kms

je reprends la piste jusqu'à la gare de bedarieux, où par chance je trouve tout de suite un bus pour montpellier qui accepte les vélos, pour 1,60 euros, le bus s'arrête un peu avant montpellier, à une tête de station de tramway, je rejoins le centre ville où je pique nique dans le jardin public qui se trouve en plein centre ville; sur la place principale, quelques gilets jaunes jouent avec les forces de l'ordre, ils investissent le perron d'un batiment public, puis ils en sont délogés par les forces de l'ordre, qui occupent alors un petit moment leur conquête, qu'elles abandonnent on ne sait trop pourquoi, les gilets jaunes crient "victoire" et ce petit jeu dure plusieurs fois; je quitte montpellier en début de soirée et je rejoins la côte, palavas, le grau du roi, puis aigues mortes, puis une portion de la voie rhona qui va jusqu'à gallican mais je bivouaque quelques kilomètres avant, où les moustiques pullulent et où je me refugie bien vite dans ma tente

un petit tour en sardaigne
un petit tour en sardaigne

huitième étape : embarquement à toulon : 30 kms

je passe à gallican pour un petit déjeuner, puis je rejoins arles, où je prends un train pour marseille; à marseille, je déjeune près de la gare, dans un quartier où la population est presque essentiellement maghrebine, puis je reviens à la gare saint charles où je prends un train pour toulon, à toulon, je rejoins le port où je pensais trouver un bureau de la compagnie corsica ferries pour acheter mon billet, mais à cause du covid, le bureau est fermé et il faut se débrouiller avec internet; heureusement, une hôtesse de la compagnie corsica ferries m'indique comment acheter un billet sur internet, et je m'escrime sur mon portable et je réussis enfin à acquérir un billet; passage par un sas où il faut démonter les sacoches qui passent sous un scanner, j'ai une petite frayeur parce qu'un formulaire à remplir sur internet est necessaire à cause du covid pour penetrer en sardaigne, formulaire que je n'arrive pas à remplir, advienne que pourra 

un petit tour en sardaigne

neuvième étape : abandon en pleine montagne : 100 kms

la sortie du bateau à porto torrès se fait sans encombre, une simple prise de température est effectuée par un employé, aucune autre formalité n'est demandée; il est 6 heures du matin, il fait encore nuit, mais cette odeur pregnante de sable chaud m'indique qu'on aborde ici un pays du sud

en attendant que le jour se lève, arrêt dans un café pour un premier cappuccino sarde, en compagnie d'autres cyclistes qui ont également pour projet de traverser l'île

la sortie de porto torres n'est pas forcement agréable, il faut traverser toute une zone industrielle où la circulation automobile est intense

je prends la ss 57 jusqu'à pozzo saint nicolas, où je me ravitaille en fruits locaux, puis la sp 57 jusqu'à palmadula, je rejoins pour midi alghero en longeant le plus possible la côte

pique nique à alghero, petite baignade et douche de plage, puis j'emprunte la sp 49 en esperant rejoindre bosa le soir

mais la route passe à travers la montagne, la pente est incessante et interminable, je suis exténué et obligé de m'arrêter en pleine montagne, où je trouve un petit espace près de la route où je plante ma tente

un petit tour en sardaigne
un petit tour en sardaigne

dixième étape : moustiques à oristano : 70 kms

après avoir plié ma tente, je reprends la route qui continue à monter, enfin j'arrive au sommet et je commence à dévaler vers l'autre versant, et, à l'issue d'un long virage se découvre le panorama d'une ville, je suis enfin arrivé à bosa, où j'y prends mon petit déjeuner

sorti de bosa, je suis sur une dizaine de kms la côte, puis c'est à nouveau montagne, pente incessante et interminable, je contourne cuglieri et le soir je me retrouve à oristano, que je quitte pour rejoindre plein sud santa giusta, où se trouve un lac auprès duquel je vais bivouaquer, mais qui dit lac, dit eaux stagnantes, et donc moustiques

un petit tour en sardaigne

onzième étape : des pistes inconnues des cartes : 90 kms

petit dejeuner à santa giulia aux aurores (c'est toujours un plaisir de franchir l'entrée d'un café sarde, de dire à l'assemblée présente "buongiorno" et d'entendre en echo la même chose de la part des consommateurs présents, de commander un cappuccino et deux croissants marmelade, puis de quitter les lieux d'un "arrivederci"bien senti)

terrain plat jusqu'à torrevecchia, où là, une de mes cartes m'indique qu'il n'y a pas de passage pour aller à san antonio de santandi, alors que l'autre carte m'indique le contraire; en fait, il y a bien une digue pour rejoindre cette dernière ville

de même , pour rejoindre gennamari, une carte me fait passer obligatoirement par guspini, alors que l'autre indique par un petit trait un parcours en longeant la mer

c'est ce dernier parcours que j'emprunte, la route se transforme en piste caillouteuse, traverse à gué deux riviéres, longe d'immenses dunes, s'enlace dans des anciennes mines, et j'arrive à rejoindre la ss 126, tout en lacets et en pentes interminables, que je délaisse pour la ss 83 qui m'amènera à buggheru, un port bien sympathique où je trouve un camping en plein centre ville, j'y pique nique, fait ensuite un tour en ville et déguste une énorme glace dont les italiens ont le secret

on peut voir sur la gauche de l'image les denivelées importantes que j'ai du affronter lors de cette étape

on peut voir sur la gauche de l'image les denivelées importantes que j'ai du affronter lors de cette étape

douzième étape : de charmantes carabinieri délogent des touristes teutons : 100 kms

la sortie de buggheru est pénible parce que la route grimpe directement le long de la falaise contigue, par contre la vue est magnifique; j'atteins portocuso vers midi et je me paye un restau (menu del giorno, antipasti avec des pâtes -ça c'est obligé)) bien réparateur

de portocuso, je traverse une longue zone industrielle jusqu'à paringianu, j'effleure la presqu'île de sant'antiocho, puis emprunte la ss195 jusqu'à san isidorno, où je retrouve une route qui longe la mer

exténué par des montées incessantes et interminables et des descentes vertigineuses, je repère un endroit près de la mer où je compte bivouaquer,; un camping car y est déjà stationné, puis plusieurs autres vont s'y arrêter, s'y installer pour la nuit

mais un véhicule fait son apparition, ce sont deux charmantes carabinieri qui vont sonner à la porte de tous les propriétaires de camping car, leur expliquant qu'il est interdit de faire du camping sauvage à cet endroit sous peine d'amendes; les teutons obtempèrent et quittent les lieux, je demande alors à l'une de ces fonctionnaires où se trouve le prochain camping, elle me répond : à une quinzaine de kilomètres; j'explique alors que je suis fatigué, la nuit tombe et je ne me sens pas capable de rejoindre un lieu où légalement je pourrai me reposer

elles me font alors comprendre que je peux rester où je suis, à condition de bien fermer ma tente, je suppose à cause de voleurs probables

resté seul dans cet endroit, je ne me sens pas forcément rassuré, mais la nuit se passe sans incident, et je peux repartir sans encombre le lendemain

un petit tour en sardaigne

treizième étape : cagliari ; 90 kms

je rejoins cagliari en milieu d'après midi, j'en fait vite le tour puis repart en longeant la côte où de nombreuses plages sont aménagées, ce qui me permet de prendre une douche pour les baigneurs qui veulent se rincer de l'eau de mer; le soir, je trouve un endroit pour camper dans un terrain vague, un peu à l'intérieur des terres

on voit sur le côté droit de l'image que ça n'arrête pas de monter et de descendre, ce qui m'a fait dire qu'en sardaigne, les côtes sont interminables et les descentes vertigineuses

on voit sur le côté droit de l'image que ça n'arrête pas de monter et de descendre, ce qui m'a fait dire qu'en sardaigne, les côtes sont interminables et les descentes vertigineuses

quatorzième étape : muravera : 90 kms

lors de cette etape, j'ai essayé de suivre au plus près la côte, à midi, je me suis trouvé un petit restau dans un bled dont je ne me souviens plus le nom, mais où j'ai mangé des spaghetti à la carbonara sublimes; le soir, je trouve d'abord une aire de pique nique près d'une église, mais infestée de moustiques, je pousse un peu plus loin pour trouver un champ près de la ss 125

un petit tour en sardaigne

quinzième étape : une montée qui dure 5 heures 120 kms

je quitte mon pré le matin et rejoins tertenia par l'ancienne ss 125, puis j'emprunte  cette dernière ce qui me permet de bénéficier de traverser deux tunnels sans avoir à me hisser sur des hauteurs improbables; à midi, je suis à tortoli et une montée de plus de 1000 mètres de dénivelée m'attend, par une route magnifique accrochée au flanc de la montagne; arrivé au col, je trouve une boutique où je me ravitaille, une aire de pique nique où je demande si je peux y camper, mais un refus catégorique m'oblige à poursuivre ma route vers dorgali, dans une descente effrenée alors que la nuit tombe

arrivé à dorgali alors que la nuit est tombée, je trouve un endroit pour camper, une espece de jardin public qui domine la route, j'y installe ma tente, commence à dormir mais je suis réveillé par des éclats de voix tout en contrebas; je me dis que ce sont des gens qui doivent fêter quelque chose, mais la sarabande n'en finit pas, un va et vient incessant de motos et de voitures s'arrêtent et repartent, quelquefois, tout près de ma tente, mais sans qu'ils aient detectés ma présence, des individus se réunissent, semblent échanger des choses; je me rends compte alors que je suis en plein milieu d'un deal de drogue; il est 2 heures du matin, je replies discrètement ma tente, m'échappe sans bruit de cet endroit mal famé, sors de la ville et trouve enfin, près de la barrière d'un champ, un endroit pour planter ma tente

un petit tour en sardaigne

seizième étape; camping 90 kms

encore un peu de montagnes, puis ça commence à devenir plat, je rejoins san teodoro, et, après ma mésaventure à dorgali, j'aspire à un peu de tranquillité pour le soir et je vais à la recherche d'un camping, que je trouve enfin, juste au bord de la mer, pour 11 euros, un endroit tranquille où je vais récupérer de la nuit précédente, j'y trouve une brochure avec tous les campings en sardaigne, et mes prochaines nuits se feront donc dans des campings

un petit tour en sardaigne

dix septième étape : rincé par une averse brutale

je longe la côte , et je suis en fin de matinée à olbia, je remonte ensuite vers le nord jusqu'à porto cervo, puis contourne le golfe de arzacheno pour me retrouver vers 16 heures à cannigione, je m'y arrête, trouve un "frutas e verdura" où j'achète deux belles grappes de raisin, et c'est là que la vendeuse me dit : "il pleut", je déguste mes raisins à l'abri devant la boutique jusqu'à ce que cesse l'averse, reprends ma route mais à la sortie de la ville, la pluie redouble, drue et dense, des grêlons apparaissent, et m'oblige à retourner m'abriter sous l'auvent d'un hôtel où j'assiste au spectacle de moins en moins rare d'une violente giboulée, formant d'immenses flaques d'eau sur la chaussée; il me reste une dizaine de kms pour rejoindre palau, où je trouve un camping adossé à la mer, son emplacement peut justifier son prix un peu cher (16 euros), j'y dîne d'une excellente pizza accompagnée par une ichnusa de 66 cl, mais au cours de la nuit le vent se lève, je redoute une nouvelle tempête, je démonte la tente à 4 heures du mat, me réfugie sous les auvents du bar, mais le jour apparaît sans que le temps ne se déteriore

 

un petit tour en sardaigne

dix huitième étape : la maddalena

j'ai acquis par internet mon billet retour, le bateau est prévu le samedi pour un départ à 15h; comme j'ai le temps, et comme le temps est incertain, je prends à palau le bac pour l'île de maddalena; la visite durera toute la matinée, de quoi en faire le tour et apprécier les quelqu montées inévitables

un petit tour en sardaigne

après un déjeuner à palau, je rejoins le soir un autre camping de porto bello, immense et désert, mais avec les inévitables camping-cars teutons

un petit tour en sardaigne

dix neuvième étape : en passant par castelsardo

etape à valledoria, où je n'arrive pas à trouver de restau qui m'agrée, je me rabats par l'achat de victuailles dans un petit supermarket et je pique nique dans un vague parking du centre ville

le soir, je campe dans un camping à marina de sorso

passage à castelsardo

passage à castelsardo

après castelsardo, le route longe la mer, c'est tout plat jusqu'à marina de sorso, où je trouve un camping

après castelsardo, le route longe la mer, c'est tout plat jusqu'à marina de sorso, où je trouve un camping

vingtième étape : report du voyage en bateau

sur mon portable, je vois que la meteo n'est pas favorable; il est annoncé des vents à plus de 100km/h pour le samedi, et nous sommes vendredi

en attendant un probable bateau, nous sommes vendredi, je décide de rejoindre porto torres et de prendre le train pour sassari; je m'étais promis d'emprunter au moins un train en sardaigne, chose que j'ai faite en sicile, mais pas en corse, les vélos n'y étant pas autorisés

arrivé à porto torres, j'entends une sonnerie d'alerte sur mon portable; c'est la compagnie corsica ferries qui m'informe que la traversée du samedi est annulée, et propose deux solutions de report : soit emprunter un bateau entre golfo arandi le jour même pour livorno, soit attendre lundi un prochain départ pour toulon; golfo arandi se trouve à l'est de la sardaigne et je ne me vois pas retraverser le nord à travers la montagne; j'envoie un message à la compagnie indiquant que je reporte la traversée à lundi; je vais donc rester plusieurs jours au camping de marina de sorso, une occasion pour parcourir la région sans mon barda

à la gare de porto torres, il pleut, pas de guichet pour acheter un ticket, mais je hèle un contrôleur sur le quai, qui m'indique plus ou moins que les vélos ne sont pas les bienvenus dans son train, mais il m'indique une portière que je franchis et j'installe mon vélo sur une plate forme, le contrôleur me fait mon billet, 1,60 euros pour moi et le même prix pour mon vélo

l'autorail, un antique aln au moteur bruyant, se met en route pour sassari, alors qu 'un policier m'invite à le suivre, il rejoint deux de ses collègues, qui relèvent mon identité avec minutie et remplissent tout un formulaire que je dois signer, je suppose que ces formalités sont dues au covid

le train s'arrête en gare de sassari, j'en descends et rebelote, recontrôle de la police et formulaire à remplir; je demande aux policiers, fort aimables au demeurant, si ces formalités sont dues au covid; ils me répondent par la négative, j'en conclue que c'est probablement une mesure pour le contrôle de l'immigration;

bref, je sors de la gare, pour découvrir un tramway, présence inattendue que je suis pour me rendre au centre ville; le temps est à la pluie, la ville me paraît laide et triste, j'avise une pizzeria où je m'y restaure, je me perds ensuite dans les petites rues de la ville, pour finalement en sortir; où je rejoins une route dont un pont enjambe une voie étroite de chemin de fer; je rebrousse pour savoir où mène cette voie, et je découvre une gare à la périphérie de sassari, apparemment tête de ligne de la ligne de tramway; des voyageurs attendent sur un quai, je me renseigne et apprends qu'un train est attendu pour sorso; effectivement, un autorail apparaît, j'y monte, j'explique au contrôleur que je n'ai pas de billet, il me dit que je dois me rendre à la gare de sorso pour en acheter un

bref, le train, un charmant autorail à voie métrique, arrive en gare de sorso, je n'y vois pas de guichet, et je m'en éloigne pour rejoindre mon camping.

le vent a soufflé fort et je vois que ma tente s'est déplacée, et je constate qu'on a essayé de l'arrimer à un arbre, je suppose que ce doit être le propriétaire du camping qui a du le faire

je décide de déplacer ma tente vers un endroit plus abrité, je l'arrime tant bien que mal avec des morceaux de branches plantés dans le sable

le soir arrive, je retourne à sorso pour dîner dans une pizzeria, puis je reviens au camping

 

sorso est au nord de sassari

sorso est au nord de sassari

vingt et unième étape :  capo de falcone

le vent est violent, je décide de rejoindre porto torres, puis stintino, pour atteindre  le capo de falcone : la chose est bien plus difficile à faire qu'à penser; il me faut plus de deux heures pour rejoindre porto torres, avec un vent très violent de face, stintino est atteint vers une heure, j'y trouve un restau où je m'abrite d'une pluie éparse, puis je rejoins le capo de falcone, où de nombreux visiteurs s'y promènent

le cap

le cap

une plage au sable incroyablement fin

une plage au sable incroyablement fin

un petit tour en sardaigne

damien leon et noemie

à mon retour au camping, je constate qu'on a consolidé ma tente avec de solides sardines; j 'entrevois un individu à qui je commence à communiquer en anglais; il me dit : " te fatigue pas, je suis français", il m'explique alors que c'est lui qui a arrimé ma tente la veille, et planté des sardines le jour même; il voyage à vélo depuis deux mois avec sa compagne et son petit enfant, qu'il trimballe  dans une charrette; j'exprime toute mon admiration pour cette manière de voyager; il m'explique qu'il attend lundi pour prendre le bateau pour toulon;

vingt deuxième étape tergu

c'est dimanche, le temps est pluvieux, je me décide pour explorer un peu l'intérieur, et je me dirige vers tergu, en empruntant des routes et des pistes de montagne; le paysage est magnifique, des troupeaux de moutons paissent ça et là; vers midi, je rejoins lu bagnu, où je trouve un restau pour m'abriter et dejeuner

 

un petit tour en sardaigne

vingt troisième étape :  bateau pour toulon

après pliage des tentes, damien noemie léon et moi même enfourchons nos vélos pour rejoindre porto torres

j'y déjeune dans un restau et rejoins le quai d'embarquement , où y patiente le paquebot pour la france

un petit tour en sardaigne

etape ultime

le bateau accoste à toulon vers 7 heures, ce qui me laisse du temps pour attraper un ter pour marseille, puis un intercité pour bordeaux, enfin un tgv pour poitiers

histoires de contrôleurs

au debut de ce periple, j'ai emprunté un ter entre niort et royan

j'attends sur le quai, comme d'autres personnes, l'ouverture de l'autorail; un contrôleur apparaît, qui me fait remarquer de bien mettre mon masque, c'est vrai que celui-ci ballote un peu, les elastiques de fixation sont lâches; je lui réponds en manière de plaisanterie : "ouais ouais, d'accord"

le contrôleur monte seul dans le ter, puis y referme les portes, faisant patienter un peu plus les voyageurs

j'ai une dent creuse, dans laquelle viennent se coincer quelquefois des morceaux d'aliments; avec un cure dents, je me mets à en extraire un bout de pain, lorsque je vois le hublot de la cabine de conduite du ter s'ouvrir, en sortir la tête du contrôleur qui commence à m'invectiver ; "vous vous croyez où, je vous ai dit de bien mettre votre masque, sinon, c'est une amende de 135 euros"; je lui reponds innocemment que je me cure les dents : "je veux pas savoir si vous n'avez pas de masque, c'est 135 euros d'amende" me retorque t il d'un ton menaçant

j'obtempère, et je me dis que j'ai à faire avec un vrai connard, les portes du ter s'ouvrent enfin, j'y installe scrupuleusement mon velo sur un crochet, après avoir démonter les sacoches

bien entendu, lors de son premier passage, le contrôleur me fait remarquer d'un air mauvais que le retroviseur de mon velo  gêne la circulation des voyageurs, et me demande de le retourner, ce que je fais bien servilement

j'avais emporté un pique nique et comptais manger sur le pouce dans le train; mais voilà l'affaire bien compromise, avec un bouledogue en uniforme appliquant à la lettre un reglement de mon point de vue fort discutable

à côté de moi est assis un couple de personnes respectables, la dame sort d'un sac une serviette et la pose sur les genoux de son vis à vis, et ils commencent innocemment à bouffer un sandwich

je me dis alors que je vais faire de même, me disant hypocritement que je serai pas le seul à me faire engueuler pour une infraction verbalisable

le repas se déroule sans encombre, et le contrôleur passe au moment où presque tout  a été rangé, mais regarde d'un air soupçonneux le reste de miettes de pain qui trahit  un acte frauduleux, mais n'intervient pas

puis il revient pour le contrôle des billets, je lui sors le mien, ainsi que ma carte de réduction, qu"il scrute attentivement, fronçant les sourcils en grommelant intérieurement

je m'interroge sur cette ire renfrognée et me rends compte alors, en examinant ma carte de réduction, que les dates de validité sont à moitié effacées, suite à une mauvaise protection face à des intempéries que j'ai du subir; bref, sur ce coup ci , il a pas moufté

l'habit ne fait pas le moine, mais l'uniforme peut faire le facho

histoire de contrôleur (suite)

à mon retour de ce périple, je suis sur le quai de la gare de bordeaux, je dois monter dans un tgv pour poitiers, un contrôleur examine mon billet, me demande si j'ai une réservation pour mon vélo, je lui dis que non, par contre  je lui réponds que je le démonte et que, emballé, il est règlementairement considéré comme un bagage; il me répond ironiquement, : "ah ouais, avec des poches en plastique"

je me dis alors que je vais encore avoir des ennuis  avec la maréchaussée ferroviaire

je démonte mon vélo, l'emballe proprement, l'installe dans un emplacement assez vaste pour contenir ce bagage encombrant dans une voiture de première classe, et m'installe dans la voiture bar, où je me retrouve seul ; un contrôleur fait alors son apparition, et m'indique que les places assises sont interdites dans la voiture bar, suite aux restrictions dues au covid; je me déplace vers une voiture de deuxième classe, y trouve facilement une place libre; le tgv est sur le point de partir, je retourne vers l'endroit où j'ai rangé mon vélo emballé pour vérifier sa bonne installation; un contrôleur s'y trouve, et m'interpelle ; "je vous félicite"

je suis surpris par sa remarque et je me dis qu'il va m'annoncer l'établissement d'un pv pour une raison quelconque concernant mon vélo

il sort alors un carnet à souches, et me déclare que, pour avoir emballé mon vélo d'une manière exemplaire, il me récompense en m'offrant comme cadeau une boisson gratuite à la voiture bar, il remplit son formulaire et me le donne; il ajoute que je peux m'installer dans dans la voiture bar pour surveiller mes bagages

ébahi par tant de sollicitations, j'ai droit effectivement à une boisson chaude dans une petite tasse en plastique, loin il est vrai de ce goût exquis d'un expresso sarde

je me dis qu'il existe aussi des contrôleurs sympas

pour finir ce périple, plusieurs remarques

les côtes sardes sont interminables, et les descentes vertigineuses

les motards ont un moteur entre les jambes, les cyclistes un moteur dans les jambes ( reflexion éclose sur certaines routes où les motards, sur leurs engins hurlant, troublent le calme reposant d'un après midi sarde

les automobilistes sardes sont très courtois vis à vis des cyclotouristes

une dernière image, une pizza, une bière ichnusa, un restau bien propret, c'est la pause de midi dans ce beau périple autour de la sardaigne

 

 

 

un petit tour en sardaigne
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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 09:16

à la fin du mois de juillet 2020, j'ai suivi à vélo la voie ferrée la roche sur yon la rochelle et je fais etat ici des travaux en cours

doit on parler de reconstruction de la superstructure, modernisation, refection, remise à neuf ou mise à voie unique, peut être toutes ces expressions sont pertinentes, tant le chantier semble important

d 'abord, et ça je ne l'ai pas vu, les deux voies ont été deposées probablement dès janvier/fevrier 2020

en mars, la pandemie a dû ralentir les travaux

en cette fin de juillet 2020, on peut dire que la section la roche luçon a sa plate forme en travaux (decapage de la voie 2 , reconstruction de ponceaux, installation de caniveaux, confortement de ponts, etc), alors que la section luçon la rochelle a vu la pose de traverses flambant neuves et de ses longs rails soudés; cette section n'est pas encore tout à fait équipée

je suis venu à la roche en train, par le fameux train des plages entre saumur et les sables; une triplette de 73500 au depart à saumur, ne seront pas suffisante pour accueillir tout au long du parcours, avec arrêts à thouars, bressuire, cerizay, pouzauges, chantonnay, tous les voyageurs pour une après midi sur la plage des sables; le train est bondé, des derniers montés restent debout un peu partout, en cette periode de pandémie, ce n'est pas ce qu'on peut faire de mieux

bref, arrivé en gare de la roche, je commence à longer la voie nantes bordeaux; dès la sortie de la roche, un chantier important consistant en un décapage et cylindrage de l'emplacement de la voie 2 est en cours, avec son ballet de camions et d'engins de toutes sortes

plus loin, à quelques kilomètres, tout un pré a été nivelé pour stoker du ballast ancien, dont une machine trie les éléments usagers pour constituer du ballast régénéré

les travaux consistent à décaper la voie 2 et de laisser en l'etat l'emplacement de la voie 1, dont le ballast a été grossierement cylindré pour le passage des camions

 

 

 

on est dans le sens la rochelle la roche, on voit bien ici les traces laissées par les camions sur l'emplacement de la voie 1

on est dans le sens la rochelle la roche, on voit bien ici les traces laissées par les camions sur l'emplacement de la voie 1

pose de caniveaux

modernisation la roche sur yon la rochelle
modernisation la roche sur yon la rochelle

remise à neuf d 'un ponceau

modernisation la roche sur yon la rochelle

la voie est déposée, sauf au droit des pn

modernisation la roche sur yon la rochelle

en gare de champ saint pere, stockage du vieux ballast

modernisation la roche sur yon la rochelle

et des traverses

modernisation la roche sur yon la rochelle

panneau annonçant les travaux

modernisation la roche sur yon la rochelle

je suppose qu'avant de déposer les voies ont été déroulés les rails le long de la plateforme

modernisation la roche sur yon la rochelle

les premiers rails vissés aux traverses apparaissent un peu avant kuçon

modernisation la roche sur yon la rochelle

un peu plus loin, voie posée sur traverses sans ballastage

modernisation la roche sur yon la rochelle

et un peu plus loin, ballastage recent avant bourrage

modernisation la roche sur yon la rochelle

l'aiguille de l'entrée de luçon côté la roche

modernisation la roche sur yon la rochelle

le fameux passage souterrain pour pmr en construction

modernisation la roche sur yon la rochelle

l'aiguille d'entrée de luçon côté la rochelle

modernisation la roche sur yon la rochelle

voie je pense definitivement installée, peu après luçon

modernisation la roche sur yon la rochelle

j'ai shunté la section luçon marans,car elle fait une belle boucle vers l'est, en passant par nalliers et velluire, cette derniere gare etant au debut du XX siecle une bifurcation vers fontenay le comte, où circulaient alors des trains directs venant de thouars pour la rochelle, j'ai preferé emprunté la nationale route directe avec vent dans le dos, mais je savais, pour avoir effectué ce même itinéraire le mois precedent, que la voie avait été installée

la gare de marans côté cours

modernisation la roche sur yon la rochelle

côté voies

modernisation la roche sur yon la rochelle

une bourreuse en stationnement avec juste derriere une rame de ballastieres chargée avec une loco à chaque bout

modernisation la roche sur yon la rochelle

cette rame va faire une vingtaine de fois un aller retour sur une courte section, je suppose pour tasser le ballast au droit de l'aiguillage d'entrée de la gare de marans côté la roche; j'apprendrai un peu plus tard, de la bouche d'un cadre de colas, que le train faisait du "cylindrage", terme etrange a mon avis plus approprié pour la route, et dont le procédé peut paraître un brin saugrenu et peu efficace, mobilisant tout un personnel pour ouvrir/fermer un pn qui se trouvait en plein milieu du parcours

modernisation la roche sur yon la rochelle

après marans, un camion emprunte la piste pour ravitailler en cailloux un pn en cours de refection

modernisation la roche sur yon la rochelle

un pn condamné

modernisation la roche sur yon la rochelle

et un autre refait

modernisation la roche sur yon la rochelle

destruction au droit d'un pn de la voie 1

modernisation la roche sur yon la rochelle

un peu avant la rochelle, la voie n'est pas encore installée, des traverses sont stockées

modernisation la roche sur yon la rochelle

un peu plus loin, une pelleteuse installe un long rail tout en ondulation sur son lit de traverses toutes neuves

modernisation la roche sur yon la rochelle

un peu avant la rochelle, la voie a l'air d'être definitivement installée; on remarquera la piste cendrée , et les installations du passage pour piétons qui empiètent sur la plateforme de la voie 1, ce qui laisse présager que la construction d'une deuxième voie est bien compromise

modernisation la roche sur yon la rochelle

ces travaux confiés à une entreprise habituée à construire des routes sont ils pertinents?je me pose la question, sachant toutes les malfaçons dont été l'objet  cette entreprise lors de refections precedentes( pensons simplement aux travaux engagés sur saintes royan, où un ralentissement a été necessaire juste après la finition des travaux)

de la bouche d'un cadre de l'entreprise qui m'a confié son dépit, il pense que la voie va bouger et que la plateforme n'a pas été assez traitée pour devenir vraiment solide

pensons ici aux travaux qui ont été engagés sur niort la rochelle, où la plateforme a été traitée pour un passage à 200 km/h, mais où, au bout du compte, on s'est aperçu que la plateforme ne tiendrait pas et où les tgv continuent à se trainer à 140 km/h sur une section où on a installé du block automatique en vue du 200 km/h

je ne peux m'empêcher de mettre cette video, où pour quelques millions, on pensait que la voie serait perenne dans un futur proche

ce cadre de colas honnissait la sncf et ses syndicats, vituperant qu'il faut tout changer dans cette boite, où rien ne marche, et où colas a eu une experience malheureuse d'opérateur ferroviaire; bon, mais je pense que si il n'y avait pas eu les syndicats, ce cadre de colas ne serait pas en train de travailler sur la voie ferrée la rochelle la roche sur yon, mais sur le tronçon d'autoroute la rochelle fontenay le comte;

malgré toutes ces contradictions qu'on est bien obligé de subir dans un régime capitaliste à bout de souffle, j'attends avec impatience mai 2021 pour prendre place dans un coradia de la rochelle à la roche sur yon

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 11:38

à la mi fevrier de cette année 2020, je me suis décidé à accomplir le chemin de saint jacques de compostelle à vélo

un premier tgv m'amène à bordeaux, suivi d'un deuxième où je débarque à bayonne et où, en remontant mon vélo sur le quai de la gare, un voyageur me souhaite un bon voyage, formule que j'entendrai maintes fois au cours de mon périple, en espagnol la plupart du temps

la sortie de bayonne est laborieuse, j'emprunte la nationale pour saint jean pied de port, mais la nuit tombe, je fais halte à cambo les bains, j'y trouve une aire de camping  et j'y plante ma tente; il fait presque chaud, au moins 20 degrés même le soir, une douceur exceptionnelle pour un mois de fevrier

le lendemain, petit dejeuner dans un bar de cambo les bains, et je rejoins saint jean pied de port vers midi, par la nationale où la circulation est assez intense, j'y fais des emplettes pour le dejeuner, consommées sur un mur surplombant la nive, puis je reprends mon vélo pour l'ascension du col de ronceveaux

le chemin de saint jacques de compostelle avant la pandemie

presque 1000 metres de dénivelée, avec un vent violent en face, j'arrive le soir à roncevelles, premiere albergue de pelegrino dans laquelle je vais dormir

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