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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 18:02

en faisant une recherche sur le positivisme, je suis tombé sur un livre de pierre kahn intitulé : "de l'enseignement des sciences à l'école primaire, l'influence du positivisme", où il est question de la "leçon de choses", application de la procédure positiviste.

la procédure scientiste positiviste de la leçon de choses consiste à observer un objet ou un phénomène,essayer de le comprendre en y appliquant des expériences, à en induire des règles, dans un processus actif .

mes préjugés sur le positivisme en ont pris un coup à la lecture de ce livre, étant persuadé que le méchant positivisme était le diable en personne, alors que la procédure de la leçon de choses ressemble à celle du procédure ménétrière.

cette manière de faire, initiée et défendue dans les années 1860-1870 par une inspectrice générale des salles d'asile, Marie Pape Carpentier, perdurera en France jusque dans les années 1950-1960

on pourrait y trouver des similitudes avec les leçons d'éveil, mises en place dans l'éducation nationale dans les années 1970-1980 pour y remplacer cette fameuse "leçon de choses", dont l'appellation faisait référence à un enseignement devenu vieillot, traditionnel et dépassé.

C'est durant ces années là (1970-1980), que le terme "solfège" a été remplacé, dans les instances décisionnelles de l'enseignement de la musique en France, par le terme "formation musicale", avec la même idée de moderniser le concept devenu désuet du solfège.

l'éveil se voulait alors interdisciplinaire, n'a-t-on pas parlé à l'époque d'éveil historique, d'éveil géographique, d'éveil scientifique, musical, aux arts plastiques, etc.....

mais l'éveil, dans cette acception générale d'une recherche expérientielle et inductive fondée sur la procédure active, n'a pas fait long feu dans l'éducation nationale.

dès les années 1990, l'éveil disparaît des textes officiels, et l'école reprend son rôle d'apprentissage de disciplines distinctes selon des didactiques propres à chaque discipline.

à l'inverse, le terme "formation musicale" tient toujours la corde dans notre institution musicale, malgré sa dilution dans des activités connexes, comme celles de la pratique collective, les ateliers de création, d'improvisation et de composition.

le cours de formation musicale "traditionnel", car c'est désormais son appellation employée par mes collègues, y perd son esprit transdisciplinaire, attaqué de toutes parts par l'instauration anarchique d'ateliers initiés par des professeurs en verve de rénovation pédagogique.

le cours de formation musicale traditionnel, c'est en fait au retour au bon vieux cours de solfège, mais dont le mot ne veut plus être utilisé aujourd'hui,à l'égal de la leçon de choses du siècle dernier.

à défaut de ne plus vouloir utiliser le mot honnis de "solfège" pour le cours de formation musicale "traditionnel", pourquoi ne le désignerait-on pas par le terme de cours de lecture et d'écriture du langage musical, formule compliquée pour désigner ce qui n'est que du solfège.

sur la leçon de chose, on peut trouver un texte très interessant de pierre kahn sur internet

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