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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 09:42

dimanche 4 octobre

j'ai passé la nuit dans l'auberge de jeunesse de irun; chambre commune, salle de lecture, et petit dejeuner dans une cuisine commune; la veille, j'ai trouvé sur une des grandes places de irun un petit restau rapide où j'ai commandé un hamburger frites avec coca, et au moment de payer, la serveuse m'a dit que quelqu'un avait déjà payé à ma place, je suppose que c'etait genre "café suspendu", on a du me prendre pour un vagabond sans domicile, c'est vrai qu'avec mon apparence, survet fatigué, on pouvait me prendre pour un necessiteux

donc le dimanche matin, je réenfourche mon velo et j'ai toutes les peines du monde à trouver la sortie vers san sebastian, perdu dans le lacis inextricable de bretelles d'autoroutes et de pancartes indiquant des directions fantaisistes

j'aperçois alors un attroupement de policiers procedant à un contrôle de véhicules automobiles, je m'en approche pour demander la direction de san sebastian, et l'un des policiers m'interpelle alors et me fait comprendre que le port du casque est obligatoire pour les cyclistes en espagne, et me menace d'une amende de 100 euros si je ne m'affuble pas de ce couvre chef

je lui fais alors comprendre que je souhaite rejoindre la france, pays de liberté comme chacun sait, où on peut rouler à velo tête nue; le policier me laisse repartir, je reprends sournoisement la direction de la france, mais au premier virage, je fais demi tour et arrive enfin à trouver la bonne direction pour san sebastian

je constaterai effectivement qu'en espagne, la plupart des cyclistes sont affublés de cette calotte aux bienfaits, à mon avis, discutables

de irun a san sebastian, l'itineraire est facile, il utilise le parcours de l'ancienne nationale 1, il n y a pas trop de circulation

par contre, à la sortie de san sebastian, je m'engage sur une petite route pour zarautz qui longe la côte et là, ça grimpe sec, il peut, et, dans une descente, je chute, c'est pas trop grave, le vélo n'a rien, rien qu"une ecorchure au genou

arrivé à zarautz, je trouve une pharmacie où je me munis de betadine et de gaze, et je me restaure dans une pizzeria près de la plage

je continue ensuite à longer la côte, une succession de montées et de descentes m'épuisent, et je me retrouve le soir à Lekeitio, où une auberge de jeunesse est signalée dans un petit guide des auberges de jeunesse espagnoles que je me suis procuré à Irun

hélas, l'auberge de jeunesse est fermée, on me conseille un petit hôtel, "el pinupe", que je trouve, je m'y installe, je fais un tour en ville pour me restaurer, c'est un charmant petit port sur cette côte atlantique

de poitiers à saidia le parcours espagnol

lundi 5 octobre

après une nuit réparatrice, les premiers coups de pédale sont déjà pénibles, la sortie de Lekeito se fait par une immense côte; j'y dépasse deux pèlerins pour santiago

je rejoins ensuite un itinéraire vélo pour Gernika, beau parcours qui longe la côte, mais émaillé de fortes rampes et des descentes vertigineuses, que je négocie prudemment

a gernika, je pensais trouver un monument, ou des traces de son bombardement en 1937, mais je n'ai rien vu

après avoir pique niqué sur une petite place, je reprends la route, une grande route où de nombreuses voitures circulent, j'ai le vent en face et, de plus, il pleut.

j'aperçois sur ma gauche une voie ferrée, j'y trouve une gare, je suis à Zugastieta, un coin perdu, untrain pour Bilbao est annoncé; j'y monte

j'avais déjà pris il y a quelques années ces petits trains de la "feve", et je sais qu'il y a des portillons dans chaque gare importante, et je me doute qu'à Bilbao, je vais me retrouver devant un portillon, et comme je n'ai pas de billet, ma situation deviendra délicate

je descends alors quelques stations plus loin, pensant ne pas trouver de portillon; mauvaise pioche, il y en a un; avec l'aide d'un jeune espagnol, j'arrive à passer mon vélo au dessus du portillon, je peux acheter un billet, l'introduire dans la fente d'un portillon, qui s'ouvre, et je me retrouve en toute légalité à attendre le prochain train pour Bilbao

de poitiers à saidia le parcours espagnol

Arrivé à Bilbao, j'y trouve une de ses auberges de jeunesse, elle domine la ville

Chambre commune, ordinateur à disposition, je décide pour le lendemain de prendre un autre train pour Ajira, ce qui pourrait me rapprocher de Oviedo

mardi 6 octobre

un peu démoralisé par la pluie, les côtes, le vent, je décide, grâce à un ordinateur accessible à tous dans l'auberge de jeunesse de bilbao, de prendre un train de bilbao à ajira, station qui se trouve près d'un lac, que je prévois longer, et rejoindre ensuite oviedo, belle entorse à mon projet initial de parcours

je passe la matinée à parcourir les rue de bilbao, à longer le rio nervon, enfin je me retrouve en début d'après midi devant la gare feve de bilbao

j'ai compté trois gares à bilbao, une gare feve pour les trains venant de san sebastian, une autre pour les trains venant d'oviedo, et la gare de la renfe

je m'installe dans ce petit train de la feve pour trois heures de voyage, à travers des paysages magnifiques, par un itinéraire tout en courbes à travers montagnes et vallées

petit detail pratique : en espagne, pour 6 euros, on peut faire l'acquisition d'une carte, appelée tarjeta dorada, qui permet par exemple de voyager à moitié prix sur le reseau de la feve

de poitiers à saidia le parcours espagnol

le train s'arrête dans la petite gare d'ajira, qui se trouve perdue dans la campagne, et je prends la direction d'oviedo

après une vingtaine de kilomètres de plat à longer d'un lac nommé "embalse de ebro", j'arrive à un barrage en travaux, impossible à traverser, même pour un vélo; j'ai beau parlementer avec les ouvriers, rien n'y fait, il va falloir que je rebrousse chemin, et je me retrouve le soir, à la nuit tombée, à mon point de départ, ajira, où je décide de camper

mercredi 7 dctobre

après cette premiere nuit sous la tente, où je n'ai pas trop souffert du froid, je pense contourner le lac poou reprendre la direction d'oviedo

j'arrive à un croisement où je vois une pancarte "burgos 80 kms"

c'est une grande route, et il semble que peu de véhicules y circulent

je me dirige donc plein sud vers burgos, que j'atteins sans problème le soir

et je me retrouve pour la nuit dans une albergue de peregrinos, où on peut y dormir pour cinq euros

grands dortoirs sur plusieurs étages qu'on rejoint par un ascenseur, grande salle à manger commune, les pelerins pour santigo se reposent, pansent leur bobos, se donnent mutuellement des conseils, partagent leur expérience

à 9 heures, extinction des feux, le grand dortoir se retrouve dans un silence étonnant, ponctué par le bruit de respirations ou de legers ronflements

de poitiers à saidia le parcours espagnol

jeudi 8 octobre

à 7 heures pétantes, toutes les lumières du dortoir s'allument, chacun s'agitent, ça me rappelle ces réveils pénibles le matin à l'ecole normale de parthenay où le début de la journée commençait par le flash brutal des lumières au dessus du dortoir commun.

je suis prêt à 8 heures, j'avais repéré la veille dans un cybercafé l'itinéraire à suivre, je continue plein sud

la sortie de burgos se fait par une longue montée, pour rejoindre un plateau, puis j'essaie de retrouver les villes étapes que j'avais repéré sur mappy

le paysage est magnifique, de grands champs de blé s'étalent à l'infini

à midi, je m'arrête dans un petit village, j'achète de quoi me restaurer dans une petite boutique, et je m'assois sur un banc, dans une place publique, où je profite du soleil, car fera très beau ce jour là

le soir, je me retrouve dans la banlieue de valladolid, où j'y trouve une aire de jeu dans une zone résidentielle, et je décide d'y camper pour la nuit

de poitiers à saidia le parcours espagnol

vendredi 9 octobre

la nuit a été particulièrement froide, et c'est un matin frisquet (moins de trois degrés) qui s'annonce pour cette nouvelle journée

je m'affuble de gants, bonnets, pulls et pantalons chauds pour affronter ce froid matinal

comme toutes les grandes villes, une piste cyclable permet de rejoindre le centre ville

j'y trouve un office de tourisme, j'y fais le plein de cartes de la région, et je déambule toute la matinée dans valladolid, ville grandiose aux multiples monuments très impressionnants

après un pique nique à la sortie de valladolid, je reprends la route et le soir, j'arrive à la boveda de toro, j'y trouve une aire de pique nique où j'y campe pour la nuit

de poitiers à saidia le parcours espagnol

samedi 10 octobre

je pars de de la boveda au lever du jour, et j'atteins salamanca, vers 12h. L'auberge pour pelerins près de la cathédrale est fermée pour travaux, et les deux autres auberges de jeunesse de la ville affichent complet.Je fais un tour en ville, il y a enormement de monde, je saurai plus tard pourquoi, je suis tombé en pleine fête nationale.

Je quitte salamanca en fin d'après midi par des petites routes qui n'arrêtent pas de monter,j'ai le vent de face, de plus le ciel s'assombrit, et le paysage parait particulièrement hostile, composé de grandes prairies heureusement entourées de barbelés, car y paissent des taureaux à l'aspect menaçant.

La pluie se met à tomber, drue, et je trouve refuge dans l'appentis d'une ferme; je m'y abrite, le propriétaire de la ferme vient me voir, et m'autorise à y passer la nuit

je m'installe, trouvant des cartons de fortune pour me proteger du vent, et le propriétaire revient me voir, m'offrant un gros sandwich composé d'un large morceau de porc cuit à la braise, que je déguste et que je fais passer avec une "mahou" sans alcool, autre don du proprio

de poitiers à saidia le parcours espagnol

dimanche 11 octobre

je décolle à peine le jour levé, et j'arrive à trouver, en milieu de matinée, un café ouvert dans un petit village, où j'y déguste un café con leche et petits gateaux, accoudé au bar, où un vieil espagnol, déjà bourré, essaie de me faire la conversation

étape à midi à bejar, puis suite du periple vers placensia, que j'atteins le soir, il pleut, et j'essaie de trouver un endroit pour dormir

une voiture s'arrête près de moi, et on me dit que je peux trouver une auberge pas cher, on m'y indique le chemin pour y parvenir

en effet, je trouve un havre pour la nuit, c'est une sorte d'hospice où le couvert et le lit sont offerts gracieusement, pour des gens démunis, ou encore pour ceux qui cheminent pour rejoindre st jacques de compostelle

le repas est servi, mes convives semblent affamés et engloutissent leur cuisse de poulet et le riz baignant dans une sauce grasse

la nuit tombée, je rejoins mon dortoir, où helas un de mes compagnons de sommeil se met à ronfler comme un sonneur, il faut que je le réveille pour mettre fin à ses ronflements infernaux

de poitiers à saidia le parcours espagnol

lundi 12 octobre

j'ai quitté l'hospice tôt le matin, et j'ai préféré prendre mon petit déjeuner dans un bar de la ville

le soir , je me retrouve à caceres, où je trouve une "albergue per pelegrino" en ville; je ma balade en ville, et y visite la cathédrale

de poitiers à saidia le parcours espagnol

mardi 13 octobre

parcours de caceres à villafranca de los barros, où je trouve une auberge pour pelerins

de poitiers à saidia le parcours espagnol

mercredi 14 octobre

de villafranca à el ronquillo, en suivant l'ancienne nationale, où très peu de véhicules circulent, je suis la "ruta de la plata"

je campe à el ronquillo

de poitiers à saidia le parcours espagnol

jeudi 15 octobre

j'atteins seville en fin de matinée, et je trouve une auberge de jeunesse en plein centre ville; il y fait chaud, un ciel sans nuage, je m'y repose pour une demi journée

vendredi 16 octobre

de seville à el bosque, où je campe dans une aire de pique nique de la ville

de poitiers à saidia le parcours espagnol

samedi 17 octobre

de el bosque à jimena de la frontera, en pleine montagne, sous une pluie battante

je trouve un hotel à jimena

de poitiers à saidia le parcours espagnol

dimanche 18 octobre

fin du periple espagnol, arrivée à algeciras en début d'après midi, où je trouve sans attendre un bateau pour ceut

de poitiers à saidia le parcours espagnol

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