Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 14:18

C’est  Antoine de la Garanderie qui, à la recherche de profils pédagogiques des élèves, a fait cette distinction ; certains comprennent par des images, d’autres par des histoires ; l’échec scolaire de certains élèves peut s’expliquer par l’inadéquation entre l’offre d’enseignement proposé (à dominante visuelle ou auditive) et la réception, qui peut être visuelle ou auditive.

A observer mes petits élèves en cours de formation musicale ou en atelier guitare, il y a des exemples flagrants de distinction entre auditif et visuel. La chose n’est pas simple à expliquer et se révèle complexe à mettre à plat.

Prenons des exemples concrets, issus des situations de cours

Je montre un rythme en cours de formation musicale, en tapant avec mes mains sur mes cuisses, et je demande aux élèves de le reproduire ; certains élèves réussissent tout de suite, d’autres hésitent, et d’autres enfin bloquent sur l’affaire, se lamentant que décidément, « je n’y arrive pas » ; il faut remédier à cet obstacle en expliquant les gestes, raconter l’histoire du mouvement des deux mains pour assimiler le mouvement ; en d’autres termes, certains élèves, en observant mes gestes, sans leur donner d’explications, sont capables de les reproduire, d’autres ont besoin d’entendre ma voix commenter ces gestes pour pouvoir les reproduire.

Le même phénomène peut s’observer dans mes cours de guitare ; il suffit pour certains que je joue quelques notes, en montrant bien les doigts qui vont appuyer sur les bonnes cases, pour que ces notes soient restituées correctement par l’élève, d’autres sont récalcitrants à ce mode de transmission, la méthode imparable étant alors de poser la guitare, de dessiner le diagramme des cordes sur une feuille, et , par des petits ronds, symboliser les endroits où les doigts devront appuyer sur les cases, puis ces positions étant assimilées par l’élève, celui-ci reprend sa guitare, et réussit à reproduire la phrase musicale proposée.

Le dernier cours du groupe D était consacré aux épreuves de fin de cycle ; l’une de celles-ci consistait à chanter en l’arpégeant un accord de trois sons, mineur ou majeur, initialement joué au piano, le but étant de pouvoir distinguer un accord mineur d’un accord majeur ; les élèves se sont pliés à ce processus, mais ne voyant pas l’intérêt de chanter les accords entendus, disant qu’ils savaient reconnaître « à l’oreille » la différence majeure :mineure, qui pour eux n’avait pas d’équivoque. En d’autres termes, cette distinction majeure/mineure se ferait soit par une appréhension globale auditive, par une sensation instinctive du majeur et du mineur, soit par une appréhension analytique en décomposant les éléments et en les chantant  séparément.

Pour expliquer la question du majeur et du mineur, je propose deux stratégies aux élèves : soit ils se réfèrent à des chansons références apprises en première année (coquelicot, c’est mineur et glousse c’est majeur), soit, à partir du dessin du clavier du piano, on explique que la tierce majeure est plus grande d’un demi-ton que la tierce mineure, que la première tâche de reconnaissance auditive est bien de distinguer de manière relative le majeur du mineur, en les comparant, pour être capable ensuite de les qualifier dans l’absolu.

Enfin, j’ai la chance cette année d’avoir deux petites élèves en cours de formation musicale en première année, que je retrouve en atelier guitare ; nous reprenons les chants appris en formation musicale et nous essayons de les jouer à la guitare ; la partition est posée sur un pupitre, et chaque élève va jouer la chanson apprise en formation musicale à la guitare ; l’une chante et fixe ses yeux sur la partition pour jouer, l’autre a le regard vague de ceux qui sont consacrés à une tâche et qui ne voient rien, absorbée par le son qu’elle produit avec sa guitare.

Plusieurs de mes élèves dans les groupes de formation musicale, malgré toute leur bonne volonté, butent sur la question de la « lecture de la musique » ; ils jouent et chantent, mémorisent par instinct sans rationalité explicative, mais ne savent pas reconnaître les notes sur la portée, parce que vraisemblablement ils n’en voient pas l’utilité, mais font preuve d’une aisance à reproduire la musique qui peut en surprendre plus d’un : ceux-ci sont voués à souffrir dans les cours de formation musicale, car le processus d’acquisition analytique de la musique par la médiation du solfège ne les agrée pas, ils sont sur une autre planète que hélas l’institution s’obstine à ne pas prendre en compte.

 

 Un exemple d’élèves à dominante visuelle ou auditive : en observant bien dounia et rachelle, laquelle est dite visuelle, et l’autre auditive ?

 



 

 

 

Repost 0
7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:34

 

 


Repost 0
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:53

une premiere mouture , c'est un peu vert, mais bon, c'est joué dans la bonne humeur

 


Repost 0
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:46

 

Les sociologues Boudon et Bourdieu s’opposent, l’un est libéral, l’autre marxiste ; l’un pense que c’est l’individu qui façonne la société, l’autre explique que c’est la société qui conditionne l’individu ; Camus et Sartre s’affrontent sur ce même front : l’un fait confiance à l’ethique des individus, l’autre pourfend la morale qui les aliène. Le récent débat entre Cahuzac et Melenchon ressasse les mêmes antiennes : l’un pense qu’il n’y a jamais eu de luttes de classe, mais, comme dirait De Gaulejac, une lutte de places, servie par une concurrence libre et non faussée, l’autre jure que c’est en changeant la société qu’on changera l’homme, combat titanesque que Guesde et Jaurès ont illustré en leur temps

Ramené à une pensée sur l’enseignement musical, deux idéologies offrent les perspectives de sa dialectique :

Soit l’individu est au centre de l’enseignement, alors l’esthétique et le répertoire n’ont pas à être imposé, l’apprenti artiste va éclore au gré de ses envies et de ses « motivations ».

Soit la culture et le patrimoine de la classe dominante devient un enjeu de survie et de transmission, auquel cas l’apprenti artiste devra se conformer à ses canons et à ses obligations.

Edgar Morin va nous permettre de débrouiller l’affaire : son invention de la « complexité », où les contradictions d’hier deviennent des fils qui se tissent et s’enchevêtrent, où , comme dirait Freud à propos des mots qui formulent une vérité et son contraire, se fait jour le fameux paradoxe  conceptualisé par l’école de Palo Alto, la contradiction individu-société devient un tourbillon infini dans lequel même Dieu ne reconnaitrait pas les siens.

Pensée libérale et marxiste ne seraient-elles pas alors ce que le sujet et le contre sujet sont à la fugue, le thème A et B à la sonate, des oppositions qui se dissolvent dans des développements méandreux qui s’achèvent au final par des cadences somptueuses et définitives, à l’égal de cet élève type auquel il faut bien lâcher la bride pour faire éclore ses désirs, mais dans un cadre normé qui définit son espace esthétique ?

 

Repost 0
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:43

 

Savoir lire les notes en clé de sol, puis en clé de fa, puis en clé d’ut troisième pour les altistes, en clé d’ut deuxième pour les cornistes, en clé d’ut quatrième pour les violoncellistes et les clarinettistes, est une véritable tarte à la crème, pensum obligé pour les solfégistes confirmés, savoirs à maitriser pour quiconque veut pretendre poursuivre des études musicales en troisième cycle dans un conservatoire.

J’en parle à mes petits élèves de premier cycle, et, lorsqu’ils ont compris le principe, le pensum devient jeu, une curiosité supplémentaire à ajouter aux méandres des arcanes de l’écriture musicale

Un moyen d’expliquer le transposition des clés est le suivant

Considérons la suite : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, un, deux ………. correspondant à la suite 1 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 1, 2……. qu’on peut faire correspondre sous forme de tableau

 

Transposer, c’est décaler d’un ou plusieurs rangs la colonne du bas

 

Je transpose par exemple la colonne du bas d’un rang vers la droite, ce qui me donnera

 

 

Ainsi, dans ce nouveau système transposé, un se dit 7, deux se dit 1, etc

 

Je peux transposer jusqu’à 7 rangs, ce qui fait que, selon le nombre de rangs décalés, un peut se lire 1, ou, 2, ou 3, etc…….

 

De la même manière, un si en clé de sol est nommé ré en clé de fa, do en clé d’ut 3, mi en clé d’ut 2, etc

Mais ce serait si simple d’appeler un chat un chat, un 1, et do do

 

un

deux

trois

quatre

cinq

six

sept

un

deux

trois

1

2

3

4

5

6

7

1

2

3

un

deux

trois

quatre

cinq

six

sept

un

deux

trois

7

1

2

3

4

5

6

7

1

2

Repost 0
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 22:02

un morceau qu'on essaie d'adapter pour plusieurs guitares, c'est pas gagné

 


Repost 0
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:52

 

 

 


Repost 0
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:50

 

 

 

 


 
Repost 0
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:22

c'est la chanson de la semaine pour les groupes A

 

apparemment une chanson du XVIII° siecle, mais dont l'origine géographique est incertaine; une breve recherche sur internet me donne la franche comté, les vosges et le poitou

 

quelques interpretations

 


 

 

guy beart (gainsbourg avait raison, la chanson est ici traitée de façon bien mineure!!!)

 


 

 

 nana mouskouri et ses celebres lunettes

 


Repost 0
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 08:33

 

 

Semaine 17

projet

paul

Ma vie au soleil de keen v

Melodie et accompagnement

A filmer, commencer gangan style

ambre

Aux arbres citoyen

A filmer, commencer la ballade des gens heureux de zaz

louna

grippe

Etudier les accords de j’ai demandé à la lune

Bastien/victor

Bastien malade, vu avec victor le principe du picking

A continuer, jouer sweet home alabama en duo, accompagnement et les differentes variantes, pour affiner la precision rythmique

younes

Le chat et la souris, une histoire mise en musique, filmé, commencé une deuxieme histoire

A continuer

Clement/lucas

Gangam style filmé, commencé avant qu’elle parte de sexion d’assaut

A continuer

kristina

Absente; Je suis un homme de zazie

Premiere partie de la melodie, vu accord avec main droite p , ima

Je suis un homme de zazie, etude de la deuxieme partie de la melodie

eline

 j’ai demandé à la lune , filmé, commencé nouvelle chanson de zaz

A continuer

dounia

Chanter arlequin avec accompagnement

A filmer

eric

Allelluia de jeff buket

clement

Etude gangam style

A continuer

vincent

 J’ai demandé à la lune, etude du chant accompagné, commencé l’aventurire

Continuer l’aventurier

carla

Etude des accords de when I am 64, fait la premiere partie

A continuer deuxieme partie

bianca

Etude des accords de when I am 64, fait la premiere partie

A continuer la deuxieme partie

axel

Etude de gangam style

Ilove rock and roll

nathan

 Etude de sweet home alabama, precision rythmique

A continuer

Maeva-lea

 Etude Du petit chevreau

Debut de chaudron troué

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de l'aunis
  • : actualité de la musique et de son enseignement
  • Contact

Recherche