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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 07:46

un tres beau film de amos gitai sur le dernier jour de la vie de yitzhak rabin, c'était hier en debut d'après midi au tap

où l'on apprend que le fanatisme religieux, de quelque bord qu'il soit, peut justifier la mise à mort de personnes sans que la conscience de l'assassin n'en éprouve le moindre remords

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 08:03

un beau film

-où on parle arabe, mais où, à aucun moment, ne sont évoqués ni la religion, ni le terrorisme islamique

-où l'amour est évoqué sous son versant charnel, mais aussi sentimental

-où des prostituées de luxe se trimballent en Logan

-où les princes saoudiens sont présentés comme ayant du pétrole, mais pas d'idée

-où, pour ceux qui sont allés à Marrakech, les rues sont le terrain d'une humanité qui existe encore au Maroc, mais qui n'a plus lieu d'être dans notre pays

-où les jeunes filles marocaines rêvent simplement d'un bref séjour en Espagne pour y gouter un air de liberté qu'elles estiment bafoué dans leur pays

-où le foulard et la gandoura permettent aux femmes de circuler anonymement dans les rues étroites de la medina de Marrakech

-où une passe de prostituée à Marrakech, c'est un billet de 100 dirhams et une caisse de légumes

-où les flics marocains pratiquent la corruption en se faisant payer en nature

-où les fêtes à Marrakech sont le théâtre d'un jeu de séduction, certes vulgaire, mais qui évoquent plus un érotisme oriental qu'une pornographie hollywoodienne

-bref, un film almodovarien,, loin des clichés debouzziens du plouc du bled,, ou du discours sinistre finkelkrautien sur la menace islamiste

-autant de raisons, et d'autres encore, pour apprécier ce film, témoignage d'une vision de la complexité marocaine, envahie par les attraits d'une occidentalité libre et non faussée, mais bien attachée à son identité orientale qu'elle n'est pas prête de lâcher

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 08:43

un film sur la détresse absolue de jeunes de banlieue en quête d'emploi, tenus de se conformer à une étiquette gestuelle et langagière propre au monde libéral de l'entreprise pour quémander des emplois de merde; des jeunes qui jouent leur propre rôle, filmés de manière époustouflante, et qui ne recevront aucun cachet à l'issue de ce film choc; quand on nous bassine en ce moment sur la liberté d'expression, c'est bien ,dans ce film, tout un pan d'une vérité authentique qui veut exprimer sa parole et qui est proprement muselée

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 22:45

je viens de voir ce film au tap castille; c'est l'histoire d'un jeune étudiant en batterie qui veut devenir une star du jazz, et d'un prof de musique qui rêve de rencontrer la pépite rare, le futur charlie parker ou encore le futur jo jones; sur une musique swing digne de l'orchestre de count basie, un film aux multiples rebondissements, qui tient en haleine jusqu'à la dernière image du film

courez le voir, j'y ai pris pour ma part, un pied immense

je viens d'ecouter la critique au masque et la plume; pour ma part, je n'y ai apprécié que le suspense et la manière de filmer la musique; les personnages sont tellement caricaturaux que je ne vois ici ni analyse psychologique des personnages, ni description ethnologique d'un milieu;

certes, le milieu professionnel est un marigot de bêtes féroces se dévorant sur le ring d'une salle de spectacle dont les cordes bien tendues vibrent au son d'un esprit libéral effrené

pour ma part, j'ai fermé les yeux sur cette vision bien pessimiste de la pratique artistique, et j'ai ouvert grand les oreilles sur cette musique swing, un peu datée certes, mais encore terriblement efficace

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 09:15

c'est ce que pourrait laisser croire cet article du journal d'extreme droite "valeurs actuelles"

j'ai toujours été surpris qu'on oppose cycliste, pieton et automobiliste, alors que tout un chacun marche, vélocipède et conduit ; le cycliste n'est ni une race ,ni un un genre, mais un etat necessaire pour le deplacement d'un humain; aller à velo en ville à poitiers me parait par exemple la plus intelligente des solutions de transport, c'est plus rapide que le bus et la bagnole, et de plus, on peut stationner où on veut

il est facile de railler l'accoutrement des cyclistes, la critique y est facile; combien de fois un conducteur dans sa bagnole m'a traité de connard parce que je passais au rouge sur un passage piéton, enfreignant selon lui les lois sacrosaintes du code de la route exclusivement destinées à la circulation automobile, ou encore par cette belle remarque : "baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur"

le déguisement des cyclistes sportifs fait toujours sourire, j'ai entendu un cyclo-touriste, sur une piste cyclable bourguignonne, les qualifier de "lego men"; comme quoi, même au sein de la prétendue grande famille des cyclistes, les haines tenaces de ceux qui ne sont pas pareils peut faire florès

pour illustrer le déguisement pour certains ridicule du cycliste sportif, Houellebecq a fait très fort dans le film "near death experience"

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 09:31

la chanson de maude "cool" reprise par dounia me fait furieusement penser à une chanson qu'on entend dans deux versions différentes dans la série télé "le p'tit quinquin" de bruno dumont

pour moi, ce qui relie ces deux chansons, c'est le passage en voix de tête du ou de "cool" et de "knew" des deux interprètes

la chanson de lisa Hartmann, compo personnelle de cette adolescente, me laisse baba

j'adore les deux versions,

j'ai pas mal recherché avant de trouver ce site où tout est dit sur cette formidable actrice chanteuse

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:32

les bandes son des films de scorcese sont toutes fabuleuses; le dernier opus ne déroge pas à la règle; à la fin du film, au moment du générique, une musique qui a bercé mon adolescence

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 11:30

c'est autour de cette musique que les frères coen ont brodé leur dernier film, "inside llewyn davis"

une réplique résume ce film

--tu joues quoi déjà

-de la folk

-je te croyais musicien

elle est dans la bande annonce

certains pensent que la musique folk, c'est de la soupe, qu'il suffit de connaitre trois accords à la guitare pour jouer tout le repertoire

pourtant, dans le film, on peut apprécier un quatuor vocal, quatre chanteurs aux pulls pure laine, ou être ému par de beaux textes poétiques

bien entendu, l'ironie sourd de ce film à la gloire de la musique folk, qui s'en moque tout en la mythifiant, comme par exemple la fin du film, où on entend bob dylan à ses débuts

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:05

j'ai eu la chance de voir en avant première vendredi soir, dans cet affreux "tap cinema le castille", le dernier film de abtellatif kechiche, "la vie d'adèle"

dans l'une de ses premières scènes, adèle est dans un bus et discute musique avec un de ses camarades.

le refrain hélas tant ressassé sur le solfège a eu droit à sa petite musique, le copain d'adèle avouant que le solfège l'a dégoûté pour une dizaine d'années de faire de la musique.

il faut croire que les efforts de l'institution de l'enseignement de la musique sont vains, et que repeindre le solfège en formation musicale ne trompe personne,

le copain explique qu'il a appris en autodidacte ce qu'il sait sur la musique rock par des videos sur internet; excellent exemple d'une transmission de savoirs de la pratique instrumentale sous le sceau de la procédure ménétrière; comme quoi les outils "modernes" de la toile rejoignent ceux de la tradition ménétrière, qui est de montrer sur l'instrument les gestes appropriés pour reproduire une musique, improprement désigné par "transmission orale", car une grande partie de l'information passe par la vision.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 23:04

dimanche soir, un beau film passe à la télé; il s'agit de saint jacques la mecque; c'est une histoire de gens venant de differents horizons et qui se retrouvent ensemble sur les chemins de saint jacques de compostelle; un des personnages de ce film est illettré, et apprendra à lire tout au long du film; deux scenes résument à la perfection les approches syllabiques et globales de la lecture; et l'on verra que c'est une experte en enseignement (murielle robin) qui reussira à interesser et à alphabétiser un jeune beur par le biais de la methode globale

 

 

dans l'extrait que j'ai trouvé sur dailymotion, entre 1mn55 et  3mn22, on a un exemple fabuleux de la stupidité de la methode syllabique, puis entre 15mn40 et 16mn450, comment enclencher ce qui sera une methode globale d'apprentissage de la lecture

 

 

 

si vous regardez le film dans sa totalité, vous découvrirez d'autres scenes qui explicite les bienfaits de la methode globale (mise en confiance de l'apprenant, un passage savoureux sur l'antienne de la "dyslexie", comment on sait lire "eau potable" sans en saisir le sens initial, comment l'apprenant decouvre qu'il commence à dechiffrer mais veut continuer à passer pour un imbecile pour ne pas vexer ceux qui sont persuadés des bienfaits de la methode syllabique

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