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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 09:56

j'avoue que j'ai le plus grand mal à noter un élève

je me sens par contre plus d'expertise à évaluer un élève, à jauger ses qualités et ce qui peut l'empêcher d'acquérir de nouvelles compétences

doit on noter les élèves en les mettant tous sur un même pied d'égalité, en évaluant des capacités qui seraient communes à tous

ou doit on prendre en compte la singularité de chaque apprenant, tous différents devant un obstacle à franchir (pour reprendre la métaphore des "situations-problèmes" formulées par meirieu)

nos classes de formation musicale sont très hétérogènes; il n'est pas rare que dans un groupe se côtoient des élèves de classes primaires, de collèges et de lycées

d'autre part, nous avons à faire ici avec une pratique artistique, c'est-à-dire d'essence singulière et individuelle

noter de manière égalitaire les élèves relève alors de l'injustice, avantageant les plus agés, ceux qui ont un profil psychologique en adéquation avec les injonctions de l'institution, défavorisant celles et ceux qui n'ont pas l'heur de vouloir se fondre dans le moule dans lequel l'institution veut les faire rentrer, ou étant en deça, pour des raisons d'âge, sociales ou psychologiques, du profil médiant d'un élève modèle

noter équitablement les élèves, c'est prendre en compte toutes ces formes d'avantages pour certains, et de handicaps pour d'autres

la forme ultime de la notation équitable, c'est que tout le monde ait la même note, mais justifiée pour chacune et chacun par des raisons différenciées et individualisées

c'est ainsi, qu'après mûres réflexions, j'attribue un 14 à chaque élève, note médiane, indiquant un niveau ni trop élevé, ni trop bas, respectant ainsi l'injonction de l'institution à délivrer une note à chaque élève, en tenant compte de la diversité et du foisonnement des attitudes artistiques de chacun, tous avec leurs qualités et leur défauts, mais se valant de manière égalitaire devant cette manière absurde de vouloir quantifier rationnellement et objectivement une pratique artistique dont l'évaluation, tellement subjective, ne peut être qu'injuste

notation équitable
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 06:56

la chanson de indila a été reprise par les deux groupes de musique de la mjcaa

d'abord avec louise au basson, nairobi et joris au piano

puis par notre duo malgache, nomentsoa et lucas

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 08:22

voici ce que j'ai trouvé sur ce lien

sur le chapitre des évaluations

À la fin du 1er cycle, la direction de l'établissement peut, sur la base des conclusions de l'équipe pédagogique, de la consultation du dossier de l'élève et après avis du jury :

> valider la formation reçue en 1er cycle et le passage de l'élève en 2e cycle,

> proposer un renforcement des acquis et le maintien en 1er cycle dans la limite du nombre d'années autorisé,

> proposer une réorientation vers une autr
e filière.

les préconisations du ministere de la culture ne parlent pas "d'examen" de fin de cycle, mais de l'appréciation des professeurs concernant le controle continu

alors, fions nous aux recommandations de notre institution de tutelle, et jetons aux orties ces examens qui pourissent la vie des enseignants et de leurs élèves

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 09:34

ce jeu de mot de pas(sage) a été institué par le cesmd, pour qualifier les prestations publiques de ses étudiants

l'expression "pas(sage)" relève du paradoxe :

le "passage", c'est franchir un état ancien vers un état futur, par un cheminement institué et obligatoire, voie pour laquelle personne ne peut échapper, normée et réglementaire

le "pas(sage)" évoque la désobéissance et la transgression, le propre de l'artiste, qui se doit d'adopter une posture de rebelle remettant en cause la norme instituée

il existe au sein du crr des examens de passage, entre autres celui qui permet de franchir par exemple l'obstacle imaginaire entre le premier et le deuxième cycle

affaire sérieuse, qui demande des épreuves circonstanciées, suffisamment objectives et neutres pour trier le bon vin de l'ivraie

mais peu sages et sérieusement transgressives; pour preuve des petits exemples ici qui me sont arrivés

X et Y sont des élèves modèles, qui ont suivi mes cours de fmg en groupe A, B et C. ils ont continué au crr en D, passent le fameux examen, et échouent

je les retrouve, piteux, lors d'une rentrée scolaire, inscrit dans mon cours D

je leur demande la raison de leur "redoublement", et ils m'avouent à demi mot leur échec à cet examen; j'en suis d'autant plus surpris que ces deux élèves, que j'ai suivi pendant trois ans, ne posaient pas de problèmes notoires, et que je considérais comme des élèves modèles;

j'en fais part à ma collègue ayant fait passer l'examen à ces deux élèves, qui se désole en effet de leur bon comportement en cours, mais hélas des résultats décevants à l'examen

je ne revois plus X au bout de quelques cours; j'apprendrai plus tard qu'il a rejoint par je ne sais quel méandre un groupe A de deuxième cycle au crr!!!!!

quant à Y, élève brillant, il a suivi le cours D où j'enseignais, a passé avec succès les fameuses épreuves d'examen, et a rejoint, l'année suivante, sous ma préconisation, un groupe B de deuxième cycle

résultat des courses, cet examen de passage, pour ces deux élèves, se révèlent bidon, dans la mesure où l'institution même se révèle pas sage, en passant outre aux injonctions du résultat des examens

le dernier exemple en date, c'est celui de Z, élève charmante et enthousiaste, qui suit les cours de fmg des maisons de quartier depuis quatre ans. Un parcours tortueux et peu académique l'ont amené cette année en débutante en piano au crr; sa prof de piano décrète que Z n'a pas le niveau de solfège requis pour suivre ses cours, et décide qu'elle intégrera un groupe C en premier cycle au crr l'an prochain, histoire de mettre d'équerre ses connaissances solfégiques aux exigences de la prof de piano; et cela sans que Z ne passe d'examen!!!!!!,

c'est bien la preuve que ces examens de fin de premier cycle, c'est pas(sage) et compagnie!!!!

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 07:28

j'ai trouvé dans mon casier un document de travail interne au crr, un projet sur les acquisitions à atteindre pour les groupes C de fmg

je ne veux pas préjuger de l'avenir de ce document, s'il sera remis tel quel à une diffusion publique, ou s'il sera jeté à la poubelle

le document est intéressant à consulter pour ce qu'il révèle

fmg, objectif groupe C

les quatre rubriques de la colonne de gauche, qui résume ce que doivent acquérir les élèves, relèvent toutes de ce qu'on appelle communément "le solfège", et que mes collègues euphémisent par le terme "acquisitions techniques"

il n'est ici question ni de créativité, de pratique artistique, d'improvisation, de pratique collective ou individuelle (je pense notamment à la maitrise du clavier), de plaisir de partager un moment musical, d'éveiller à une conscience musicale;

sous des termes abscons et obscurs, sont développés ici des caractéristiques de ce qui singularise notre musique occidentale (le fait par exemple de laisser apparaître le couple "majeur-mineur" dans les quatre rubriques en est un trait significatif)

c'est un fourre tout à la prevert, témoin la mention à l'initiation à "différentes esthétiques", vaste programme qu'il sera difficile d'épuiser

j'avais produit pour mes collègues il y a quelques années un document où j'évoquais ces fameux objectifs pour les groupes C

Groupe C

Certains élèves de groupe C entament leur 3° année de pratique instrumentale. Ils commencent à savoir jouer des morceaux du répertoire sur lesquels une étude musicale peut trouver toute sa pertinence. Cette opportunité sera l’occasion pour les élèves de les jouer en cours de formation musicale, dans un contexte autre que celui du cours d’instrument ou d’une audition de classe. Les remarques sur l’interprétation du morceau par le professeur de formation musicale et des élèves pourront compléter celles du professeur d’instrument, donner un autre éclairage et un écho pluriel sur une interprétation que seul l’élève décidera, et accentuera ainsi ses capacités de jugement personnel, et donc en dernier ressort de son autonomie.

Le cours pourra être construit autour de l’étude d’un morceau, ce qui permettra aux autres élèves de formation musicale de développer les compétences suivantes

A-être capable « d’entendre » de la musique (dans l’acception schaefferienne), c’est-à-dire se concentrer sur une écoute rationnelle de la musique. En d’autres termes, l’élève sera capable de qualifier des sons provenant d’une source dite musicale)

B-être capable de suivre sur une partition un morceau joué en direct.

C-être capable de déceler, si le cas se fait jour, les erreurs éventuelles de l’interprète par rapport au message écrit (une autre manière d’aborder le « dépistage de fautes »)

D-être capable d’analyser la forme d’un morceau, d’en découvrir sa structure et son modèle

Chaque élève devra présenter un morceau devant ses camarades, au moins deux fois dans l’année. Le cours sera préparé par le professeur en fonction des partitions des élèves. Cependant, tous les cours ne seront pas construits sur ce modèle. Les autres cours seront destinés à continuer à développer les compétences engagées en groupe A et B.

1-pratique du clavier

Tout élève de groupe C devra connaître les notes du clavier, et pouvoir déchiffrer des mélodies simples

2-chant

Les chants appris en première et deuxième année seront utilisés comme référence à des acquisitions solfégiques, d’autres chants pourront être appris au gré des connaissances solfégiques à acquérir.

3-rythme

En plus des rythmes étudiés précédemment, de nouveaux rythmes seront abordés

a-rythme binaire : croche/2doubles, 2 doubles/croches, syncope, croche pointée/double

b-rythme ternaire : toutes les formules 3 croches en doubles croches (2 doubles/croche/croche, 4 doubles/croches, etc.)

c-polyrythmie : l’apprentissage de ces rythmes sera l’occasion d’appliquer ces rythmes au piano ou sur le corps par dissociation

4-intervalles :

Etre capable de reconnaître à l’oreille et sur partition les principaux intervalles

Etre capable de reconnaître à l’oreille et/ou sur partition le mode majeur ou mineur

5-lecture :

lecture verticale d’accords

6-improvisation au piano :

Etre capable d’improviser au piano à partir des rythmes et des intervalles acquis

si j'avais à rédiger maintenant quelque chose sur le cours de formation musicale, je dirais que c'est un moment de "partage", un lieu "d'échange", de pratique collective de la musique (à l'inverse du cours" individuel" de l'instrument), où les enfants sont heureux de se retrouver, pour apprendre en commun le langage de la musique, son symbolisme et son imaginaire, par le biais de la pratique commune du chant, de la danse et du piano, pour un épanouissement personnel et singulier dans une pratique commune et solidaire.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 19:04

abiké va séjourner pour quelque temps dans un hôpital à paris pour y subir des opérations; elle a tenu à assister à son dernier cours avant son entrée à l'hôpital; nous avons fait tout un travail autour du "formidable " de stromae;

bon courage abiké, et reviens vite nous voir dans ce groupe de filles où petites et grandes travaillent, jouent et s'aident dans une bien belle harmonie

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 08:17

je note, parce qu'il faut bien noter, selon les injonctions de l'institution, les élèves en formation musicale

par contre, jamais une seule fois je n'ai parlé de note dans le cadre de l'atelier guitare

comme quoi la notation n'est pas une fatalité

la notation ne prouve rien; elle témoigne seulement, à un moment donné et dans un contexte donné, une indication sur le comportement de l'élève noté (je ne dis pas "évalué", car on peut évaluer un élève sans le noter, ce qui est le cas dans l'atelier guitare)

on peut convoquer ici la physique quantique pour prouver que la notation, et ses différents rites (contrôle, contrôle surprise, examen, contrôle continu), tout ça , c'est du pipeau

l'axiome d' heisenberg nous apprend qu'à chaque fois qu'une mesure est effectuée dans un milieu donné, ce milieu est perturbé, et donc sa mesure ne reflète pas son état normal

michel bitbol, dans son livre "physique et philosophie de l'esprit", passe en revue durant les cent pages de son premier chapitre, les apories de la mesure dite "objective", et montre qu'une mesure "objective" est impossible opérer

ça, c'est le premier argument

deuxièmement, si on convoque les concepts d'égalité et d'équité, on peut dire que noter de façon égalitaire est injuste, car on mesure le résultat de la tâche d'un élève sans tenir compte de sa singularité : je donne un exemple : le groupe C de formation musicale du samedi matin est composé d'une élève en première à victor hugo, de collégiennes en sixième et cinquième, et de deux benjamines en cm1 à l'école primaire: si je demande au groupe de répondre, sous forme écrite, à la question : "quelle est la différence entre une gamme modale et une gamme tonale", thème qui a été abordé dans les cours précédents, je pense que la lycéenne, rompue à ce genre de questionnement, saura rédiger sans difficulté une réponse pertinente, les collégiennes, avec un peu plus de mal, vont tenter d'y parvenir, quant à mes deux benjamines, j'imagine déjà leur désarroi face à cette manière "d'évaluer leur compétence"; et je ne parle pas des élèves qui, malencontreusement, ont été absents à l'un des cours précédents, et qui sont de ce fait "désavantagés"

c'est là qu'intervient le concept "d'équité", qui consiste à mettre sur un même pied d'égalité des sujets face à une épreuve; il s'agira de lester d'un handicap les favorisés, et de delester à l'inverse ceux qui aurait un désavantage initial face à cette épreuve

c'est ce qui commence à se faire dans certains collèges : on adapte des épreuves d'examen à certains profils d'élèves, allégeant pour certains, ou au contraire alourdissant pour d'autres le contenu des épreuves

on voit bien ici que le raisonnement est absurde, puisqu'il tend à ce que chaque élève se retrouve avec une note moyenne égale; c'est en gros ce qui se passe avec ce genre d'injonction : "80% des prétendants au baccalauréat devront réussir leur examen"

face à cette comédie, je joue à la comédie de la notation, donnant à tout bout de champ des notes aux élèves pour sanctifier, à un moment T du cours, leur capacité à réaliser ou non une tâche donnée

et, par mesure d'équité, pour ne léser personne face à l'immense diversité du public qui hante mes cours de formation musicale, j'attribue à chacun, sur les fameux bulletins d'évaluation semestriels, la même note et la même appréciation, manière détournée de pointer l'absurdité de cette mesure

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:20

mon pote sprogis est "le" formateur patenté de la pédagogie de projet, il en remet une couche cette année au cesmd (voir p.30)

je suis plongé en ce moment dans la (re)lecture de "soi-même comme un autre" de paul ricoeur

il y est fait mention de la différence entre "acte" et "événement"

un acte est une action volontaire due à celui qui l'initie; la novlangue des sciences de l'éduc parle alors d'un "actant"

un événement est une action involontaire à celui qui la reçoit

je produis un acte en écrivant, en faisant du vélo, en mangeant ou en faisant de la musique

je subis un événement quand il fait froid, quand un imprévu surgit lors d'un de mes cours, où il s'agit alors de m'adapter à une situation nouvelle

on dit d'une personne "coincée" qu'elle ne sait pas s'adapter à des situations imprévues, et qu'elle s'obstine à se comporter selon ses propres convictions, selon son "ipséité" dirait ricoeur

la posture du lâcher-prise est, au contraire, s'abstraire de ses préjugés, pour d'adapter au mieux aux situations imprévisibles qui peuvent survenir à chaque instant dans la vie de tous les jours

la pédagogie de projet enferme l'enseignant dans des prescriptions à honorer, il faut coûte que coûte qu'il remplisse le contrat qu'il s'est assigné; cette posture est l'application stricte du management entrepreneurial, où des objectifs sont attribués à une entité, et qu'elle doit atteindre; tel est le cas du fameux "3%" de la dette qui ne doit pas être dépassé, même si cet objectif arbitraire peut générer des malheurs sociaux sans fonds

le lâcher-prise, par contre, enjoint à la personne de faire fi de ce qu'il peut préjuger de l'avenir, et s'en tenir aux réalités du présent; je pense que la posture de "l'improvisation" correspond bien à cette manière de faire;

pour finir sur ce sujet, j'ai rencontré il y a peu un parent d'un élève qui a suivi mes cours de fm durant trois ans, et qui suit actuellement ses cours de formation musicale au crr

à la question de savoir comment ça se passait au crr, il me répond que c'est moins "rock and roll" que dans les maisons de quartier

j'aime bien le terme "rock and roll", il qualifie bien cette posture de désordre et d'originalité qui habite celui qui ne se contraint pas à des objectifs, mais reste à l'écoute de l'autre

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 07:29

c'est un canon que j'avais appris lors de ma formation de dumiste, il y a plus de vingt cinq ans, et dont je croyais daniel de coudhenove l'auteur

une breve recherche sur internet m'a convaincu du contraire

d'abord, le "kookaburra" est un oiseau proche du martin pêcheur, qu'on trouve en australie; son cri ressemble étrangement au rire humain

le genese de cette chanson est expliquée ici

ce qui est intéressant dans cet article, c'est que ce chant est considéré comme un chant "traditionnel" de l'australie, alors qu'il a été créé par une auteure il y a à peine un siècle,

ceci peut nous aider à méditer sur le concept de "chansons traditionnelles", dont les origines nous convainquent qu'elles sont issues de la nuit des temps, alors que cette mythologie est fabriquée de toute pièce; "koukaboura rit" en est un bel exemple

bref, la chanson "kookaburra laugh" est sûrement tombée dans les oreilles de daniel de coudhenove, qui l'a vraisemblablement adaptée pour la chanter en canon

la version que je propose ici ne comporte que trois cellules rythmiques, noire, croches et doubles croches, afin de coller au plus près des connaissances solfégiques du groupe b des trois cités

les notes de cette chanson ont été copiées par les élèves sur du papier musique, et la réalisation au piano en canon se révélant trop difficile encore pour eux, la mélodie est jouée une premiere fois à l'unisson, puis chaque phrase est présentée successivement par les quatre pianos, et jouées enfin simultanémént dans un faux canon

le groupe c venant juste après, la chanson était encore au tableau

on a décidé de la jouer en canon

c'est fou ce qu'on peut faire dans une salle où se trouvent quatre claviers (d'ordinaire, dans cette salle , il y a trois claviers, deux pianos droits dont il m'a fallu plusieurs années pour convaincre le personnel enseignant et tout l'encadrement du caractère non farfelu d'un tel équipement, j'ai ramené de la blaiserie depuis cette année scolaire un piano électrique, et un théatreux laisse vraisemblablement pour quelques temps son synthé dans la salle, ce qui nous fait quatre claviers à utiliser

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 16:26

le groupe A de formation musicale de la mjcaa me rappelle mes premières années d'enseignement, où j'étais instituteur dans des classes uniques;

dans ce groupe, les niveaux vont de CE1 à CM2, de la jeune ines au grand tiavina

de plus, les pratiques instrumentales des élèves sont très diverses :

nairobi et hatua ont commencé le violon l'année dernière dans la fameuse classe orchestre de l'école andersen, et suivent désormais des cours individuels de cet instrument dans la même école

fitiah suit des cours de piano au conservatoire, et son frère tiavina l'accompagne en auditeur libre, n'ayant pas réussi ce qu'on appelle les tests d'admission à l'instrument

mais curieusement, tiavina se débrouille très bien en piano en cours de formation musicale; comprennne qui pourra

louise a pratiqué le basson pendant un an au conservatoire, transgressant pour des raisons obscures la règle du cours obligatoire de formation musicale associé au cours d'instrument, et se trouve désormais en règle avec l'institution

ines ne pratique pas d'instrument

et joris apprend la pratique du piano au crr

enfin, le groupe est particulièrement bigarré, d'enfants issus de l'afrique centrale, du maghreb, de madagascar et du poitou

cette somme de diversités n'en constitue pas moins un groupe uni etattachant, auquel j'ai grand plaisir à enseigner la musique, dans un esprit de convivialité et de solidarité

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