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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 08:09

trouvé sur le site du "monde", une video où s'exprime un neurologue à moumoute; le discours des scientifiques sur la musique est toujours aussi fascinant

 

d'abord les premieres mots  : "une musique qui nous plait, une musique consonante" : si le terme "consonant" est pris dans le sens d'être en harmonie avec ses propres canons musicaux, j'admets; mais si c'est dans le sens de "musique consonante", avec des elements musicaux consonants (accords parfaits, cadence parfaite, emploi d'intervalles consonants, bref,  les elements propres à la musique classique), il n'y a qu'à relire  mosquitos et musique classique pour se convaincre que la musique consonante classique n'est pas consonante pour tout le monde

 

 

ce monsieur distingue la "musique" de la "parole", en pretendant que la musique donne des frissons, à l'inverse de la parole, qui n'aurait rien de musical; pourtant, si ce monsieur s'était un peu plus penché sur la "musique de la parole",  il n'affirmerait pas ce genre de contre-vérité indigne d'un scientifique reconnu, voir La musique, entre signifiant et signifiéLa musique de la parole ou encore  La voix de Carla Bruni

 

 

la distinction classique entre musique serieuse et musique legere est illustrée par le propos que "même" une musique, fut-elle de variétés, peut calmer les douleurs; autant dire que, lorsque ce neurologue prononce "musique", c'est essentiellement "musique classique" qui est sous entendu, à l'egal de ce qu'en dit michel serres Musique de Michel Serres ou isabelle peretz  La question des dys

 

 

toute la rigueur scientifique du neurologue s'effondre quand il fait reference à la bible, la lyre de david et le roi saul; ce renvoi à un mythe pour corroborer un fait scientifique ne manque pas de sel, alors que des recherches serieuses en ethnomusicologie pullulent, je pense entre autres aux ouvrages de anne belis sur la musique grecque ancienne

 

 

la musique accompagne les mariages et les enterrements, ça , c'est sur; quant à l'exemple sur le suicide, celui-ci est fort discutable, la periode des années trente était propice aux suicides, j'ai trouvé dans "le reich allemand" de jean flonneau, cette phrase p.147 : "sont enregistés 260 suicides pour un million d'habitants...."

 

 

quant au concept d'orgasme musical, je ne connaissais pas, serait-ce l'aboutissement explosif du desir et du plaisir musical, j'attends des explications precises 

 

pour finir, l'oeuvre d'art est comparé à un médicament ; sanof ou adventis proposant en pharmacie des extraits musicaux pour calmer les douleurs dentaires ou les migraines, avouez que tout cela est bien risible

 

 

bref, sous couvert de serieux scientifique, un chercheur en neurologie se ridiculise et se transforme en jean pierre pernaud sans lunettes, mais avec des oeilleres et des à priori sur la musique pour le coup très pernaudiennes

 

 

 

 


 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:15

La question des dys

Peut être avez vous entendu parler de la dyslexie ? de la dyspraxie ? de la dyscalculie ? de la dysorthographie ? des amusies ?

Tous ces mots sont le fruit du délire de psycho-neurologues, qui justifient la difficullté de certains sujets dans divers apprentissages par des malformations cérébrales ou neurologiques . Autant dire que ces enfants, affublés d’un qualificatif commençant par « dys » (qui veut dire négation, malformation, ou encore erroné, mauvais) sont des handicapés désignés, dont les carences doivent être atténuées par des régimes pédagogiques particuliers (utilisation d’un ordinateur individuel, confection par les professeurs d’épreuves écrites spécifiques pour chaque cas décelé, accompagnement d’un avs, seance de rééducation individuelle avec un expert psychologue au secours de ces minorités, etc…..)

Le cas des amusies participent de cette folie à distinguer des handicapés de gens normaux. Une de ses spécialistes est la québécoise Isabelle Peretz. J’ai eu la curiosité de m’intéresser à son cas et j’avoue être tombé des nues en lisant, dans ses différentes enquêtes menées avec toute la rigueur scientifique qui sied à un neuro-psychologue à blouse blanche, que cette dame peine à définir le mot « musique ». Elle distingue, on ne sait trop pourquoi, deux sortes de musique, la musique académique et la musique fonctionnelle, et, avoue que, malgré le problème de cette définition bien vague, se jette à corps perdu dans des expérimentations aux belles imageries cérébrales pour nous convaincre du caractère hautement génétique de la musique.

Ce même sentiment de malhonnêteté intellectuelle qui consiste à affirmer des assertions scientifiquement prouvées à partir de fondements discutables et facilement réfutables m’est apparu lors d’une conférence sur la dyscalculie à mendes France il y a quelques années ; deux conférenciers se sont évertués à convaincre le public que la dyscalculie était une vue de l’esprit, à l’instant où on se préoccupait de ce que pouvait être une improbable compétence à la « calculie ».

Bref, la science dure, socle de granit fondé sur le sable de conjectures idéelles mal fagottées, ne peut être crue que par les naïfs et les paresseux qui ne veulent pas prendre la peine de lever le lièvre de la supercherie.

Je ne nie pas la singularité de chaque élève ; heureusement pour l’humanité, chacun a des qualités et des défauts, des comportements normaux et d’autres altérés, qui font que chaque être est unique et singulier ;  je ne nie pas non plus que certains élèves peinent à chanter juste, d’autres éprouvent d’énormes difficultés à jouer sur des temps ou contre temps, à assimiler avec plus ou moins de bonheur et de rapidité des notions enseignées.

Je reconnais la multitude des profils pédagogiques auxquels je suis confronté. Chaque élève est un cas particulier, un artiste en puissance qu’il s’agit d’accompagner dans son épanouissement, sans trop le bouziller, comme aurait pu le dire le père Freud.

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 14:18

C’est  Antoine de la Garanderie qui, à la recherche de profils pédagogiques des élèves, a fait cette distinction ; certains comprennent par des images, d’autres par des histoires ; l’échec scolaire de certains élèves peut s’expliquer par l’inadéquation entre l’offre d’enseignement proposé (à dominante visuelle ou auditive) et la réception, qui peut être visuelle ou auditive.

A observer mes petits élèves en cours de formation musicale ou en atelier guitare, il y a des exemples flagrants de distinction entre auditif et visuel. La chose n’est pas simple à expliquer et se révèle complexe à mettre à plat.

Prenons des exemples concrets, issus des situations de cours

Je montre un rythme en cours de formation musicale, en tapant avec mes mains sur mes cuisses, et je demande aux élèves de le reproduire ; certains élèves réussissent tout de suite, d’autres hésitent, et d’autres enfin bloquent sur l’affaire, se lamentant que décidément, « je n’y arrive pas » ; il faut remédier à cet obstacle en expliquant les gestes, raconter l’histoire du mouvement des deux mains pour assimiler le mouvement ; en d’autres termes, certains élèves, en observant mes gestes, sans leur donner d’explications, sont capables de les reproduire, d’autres ont besoin d’entendre ma voix commenter ces gestes pour pouvoir les reproduire.

Le même phénomène peut s’observer dans mes cours de guitare ; il suffit pour certains que je joue quelques notes, en montrant bien les doigts qui vont appuyer sur les bonnes cases, pour que ces notes soient restituées correctement par l’élève, d’autres sont récalcitrants à ce mode de transmission, la méthode imparable étant alors de poser la guitare, de dessiner le diagramme des cordes sur une feuille, et , par des petits ronds, symboliser les endroits où les doigts devront appuyer sur les cases, puis ces positions étant assimilées par l’élève, celui-ci reprend sa guitare, et réussit à reproduire la phrase musicale proposée.

Le dernier cours du groupe D était consacré aux épreuves de fin de cycle ; l’une de celles-ci consistait à chanter en l’arpégeant un accord de trois sons, mineur ou majeur, initialement joué au piano, le but étant de pouvoir distinguer un accord mineur d’un accord majeur ; les élèves se sont pliés à ce processus, mais ne voyant pas l’intérêt de chanter les accords entendus, disant qu’ils savaient reconnaître « à l’oreille » la différence majeure :mineure, qui pour eux n’avait pas d’équivoque. En d’autres termes, cette distinction majeure/mineure se ferait soit par une appréhension globale auditive, par une sensation instinctive du majeur et du mineur, soit par une appréhension analytique en décomposant les éléments et en les chantant  séparément.

Pour expliquer la question du majeur et du mineur, je propose deux stratégies aux élèves : soit ils se réfèrent à des chansons références apprises en première année (coquelicot, c’est mineur et glousse c’est majeur), soit, à partir du dessin du clavier du piano, on explique que la tierce majeure est plus grande d’un demi-ton que la tierce mineure, que la première tâche de reconnaissance auditive est bien de distinguer de manière relative le majeur du mineur, en les comparant, pour être capable ensuite de les qualifier dans l’absolu.

Enfin, j’ai la chance cette année d’avoir deux petites élèves en cours de formation musicale en première année, que je retrouve en atelier guitare ; nous reprenons les chants appris en formation musicale et nous essayons de les jouer à la guitare ; la partition est posée sur un pupitre, et chaque élève va jouer la chanson apprise en formation musicale à la guitare ; l’une chante et fixe ses yeux sur la partition pour jouer, l’autre a le regard vague de ceux qui sont consacrés à une tâche et qui ne voient rien, absorbée par le son qu’elle produit avec sa guitare.

Plusieurs de mes élèves dans les groupes de formation musicale, malgré toute leur bonne volonté, butent sur la question de la « lecture de la musique » ; ils jouent et chantent, mémorisent par instinct sans rationalité explicative, mais ne savent pas reconnaître les notes sur la portée, parce que vraisemblablement ils n’en voient pas l’utilité, mais font preuve d’une aisance à reproduire la musique qui peut en surprendre plus d’un : ceux-ci sont voués à souffrir dans les cours de formation musicale, car le processus d’acquisition analytique de la musique par la médiation du solfège ne les agrée pas, ils sont sur une autre planète que hélas l’institution s’obstine à ne pas prendre en compte.

 

 Un exemple d’élèves à dominante visuelle ou auditive : en observant bien dounia et rachelle, laquelle est dite visuelle, et l’autre auditive ?

 



 

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:25

Par des arrêts sur image de l'émission, voici quelques commentaires personnels sur l'émission; les images sont classées par ordre chronologique

 

1larmes aux yeux

 

  

 Bobby Mac Ferrin déclare à son interviewer qu'à l'âge de 5 ans, il a entendu par hasard de la musique, que cele l'a fait fondre en larmes, et que c'est à partir de cet instant qu'il a décidé à faire de la musique

 

Se raconter ce genre d'histoire participe à la construction de sa propre mythologie biographique. C'est un lieu commun de dire que tel élève a eu un déclic avant de développer ses dons musicaux. Pour ma part, je pense que le processus est bien plus complexe, et que la "révélation" de la musique ne se résume pas à un instant "d'illumination". 

 

 

 

 

 

 

2green

 

 

Ce personnage distingue de manière "scientifique" un son "musical" d'un "bruit", en prétendant que le son musical a des fréquences régulières, alors qu'un bruit, comme un claquement de main, a des fréquences irrégulières

 

Je pensais ce genre de propos largement daté, ce monsieur physicien ne doit pas connaître Pierre Schaeffer,  ce genre de discours est d'une banalité affligeante, et range par exemple toute la musique d'essence bruitiste dans la catégorie des non-musiques; que n'a-t-il pas écouté au moins une oeuvre du génial Michel Chion!!!! 

 

Je remets ici "seck chion manifold", que je ne me lasse pas d'écouter

 

 

 

 

 

 

 4 os

 

 

Les physiologistes de l'écoute savent depuis longtemps que la perception des sons ne se fait pas uniquement par la voie cochléaire, mais aussi par tous les pores de la peau. Alfred Tomatis l' a fait découvrir à toute une génération de musicothérapeutes. Les os n'entendent pas, c'est la résonance des fréquences des sons sur notre corps qui participe à notre perception globale des sons.

 

 

 

 

 

 

 

5chant ferrin

 


Le commentaire de cette image est le suivant : "Quand Bobby Mac Ferrin chante, on n'entend que sa musique"

J'avoue que cette lapalissade me laisse pantois. Peut être  le commentateur voulait-il  dire que , lorsque quelqu'un chante, on ne se préoccupe que du signifiant du son, et pas de la signification des mots. Cette assertion me paraît contestable, le signifiant de la mélodie et la signification de la parole dans une chanson s'écoutent de concert.

 

 

 

 

 

 

 

6violoniste touche

 

 

 

Ce violoniste roumain a un bien étrange discours : il déclare que quand on parle à quelqu'un, on le touche au plus profond de son être puisque le son s'introduit dans le corps de chacun. Puis il prend son violon, joue une courte phrase musicale et dit : "ce n'est pas le son qui compte, c'est le silence qui suit, c'est à ce moment-là qu'on entend ce qui vient d'être joué". Certes, il y a toujours un temps de latence et de réflexion après l'écoute d'un son, mais que veut démonter ce musicien? Dit avec emphase et conviction, ces propos délivrent surement un message implicite que je n'ai pas encore réussi à décoder.

 

 

 

 

 8origine de la composition

 

 

Un chanteur est convoqué dans un labo de recherche pour des expériences. Voici ce qu'il déclare, pour justifier sans doute les tas de manipulations dont il va être le sujet : "Quand on compose des chansons, on ne sait pas d'où ça vient". Attend-il de la part des scientifiques une réponse à cette interrogation bien métaphysique? L'origine de la pensée peut-elle se résumer à des imageries cérébrales? Bien naïf celui qui croirait de telles assertions!!

 

 

 

 

9evaluer pratique collective

 

 

Une expérience "scientifique" est lancée. Le but est de savoir si un sujet pratiquant la musique avec un autre mobilise les mêmes aires cérébrales, ou d'autres, lorsqu'i joue avec quelqu'un d'autre. On passe le sujet dans le tunnel d'un scanner, on l'affuble d'un casque de cosmonaute et on l'introduit dans ce qui pourrait être une cabine spatiale, et il se met benoitement à chanter, les auteurs de l'expérimentation étant derrière des écrans de contrôle pour visualiser une batterie impressionnante  d'écrans sur lesquels apparaissent des images mouvantes de toutes les couleurs.

J'avoue que ce genre d'expérience me laisse perplexe : je vois bien que, pour mes petits élèves, jouer seul du piano, et jouer de concert avec les autres, nécessite des compétences différentes : est-il raisonnable d'engager de tels protocoles d'expérimentations pour le prouver "scientifiquement".

 

 

 

Je me suis amusé ici à faire des arrêts sur image sur le premier cinquième de l'émission. Mais tout le reste est du même tonneau. Ce genre d'émission grand public me laisse sur ma faim; Télérama qualifie cette émission de "passionnante", où "on apprend beaucoup de choses". Des banalités sont ressassées, sur le don, sur l'origine de la musique, l'oreille absolue, et tous ces personnages en blouse blanches sermonnent à longueur d'articles et d'émissions des contre-vérités absolues fondées sur du sable.

 

 


Je laisse le mot de la fin à Isabelle Peretz, qui apparaît dans l'émission, et qui écrit, dans un article intitulé : "Une perspective biologique sur la nature de la musique"   (http://www.brams.umontreal.ca/plab/publications/article/89)

:"Malgré ces problèmes de définitions, il est possible d'étudier la capacité musicale de manière rigoureuse". 

Isabelle Peretz peine à définir le concept musique, dont elle a du mal à définir les contours. Pourtant, à partir d"expériences scientifiques "rigoureuses", elle va pouvoir affirmer par exemple le caractère génétique de la musique.

Tout le discours scientiste de la musique est ainsi faussé à l'origine, ces scientifiques en blouses blanches faisant l'impasse sur le caractère philosophique et linguistique de la musique, et fonçant tête baissée sur des expérimentations sophistiquées qui peuvent donner une imagerie de pacotille pour un objet bien complexe et difficilement appréhendable.

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 09:38


C’est le titre d’un livre édité en 2009, dont l’auteur est un neurologue et psychiatre, Oliver Sachs. Je l’avais lu à sa sortie, il avait été acquis par la bibliothèque universitaire de Poitiers, et avait bénéficié d’une couverture médiatique importante. Mon impression, à l’époque, était que le succès de ce livre était un effet de mode, un engouement pour des explications scientistes de la musique, la musique étant considérée comme une thérapie à certaines déficiences mentales. La vidéo qui suit en est bien le reflet

 


J’ai relu ce livre pendant ces vacances. En fait, Oliver Sachs passe en revue une kyrielle de cas (au moins un par page) de sujets qu’il a côtoyés  présentant un intérêt pour le livre. Il n’y a pas d’analyse de fond sur la problématique des cas, ce n’est juste qu'’une description clinique superficielle. Le catalogue est impressionnant et j’en donne ici quelques exemples.


1-La musique et la peur : certaines musiques peuvent nous faire peur, pour des raisons qui nous sont propres ; dernièrement, un petit élève des groupe A a manifesté sa terreur au début du spectacle « au lustre de la peur » ; son père a été obligé de le sortir de la salle de spectacle, devant la panique manifestée par son fils ; par contre, les autres élèves ont apprécié le spectacle, nullement impressionnés par la prestation des artistes qui tournaient en dérision nos peurs éventuelles. Pour ma part, j’ai le souvenir d’avoir longtemps été terrorisé par la musique de Pierre et le loup, notamment par les cors, et ceci depuis la maternelle, où la maitresse de ma classe nous avait fait découvrir cette œuvre musicale, où nous jouions les différentes scènes, les représentant en pâte à modeler, etc.……Ce n’est que récemment que je peux écouter cette musique en toute sérénité. Oliver Sacks parle lui d’épilepsie musicogène, et donne l’exemple d’un sujet à qui il a fallu procéder à une lobectomie temporale partielle pour lui faire disparaître ses peurs musicales. Gageons que  ces thérapies extrêmes ne sont que des exceptions, devant des océans de cas qui se résorbent d’eux-mêmes.

 

Un petit quizz : pourquoi cette musique est susceptible de nous faire peur, parce qu'au premier abord, on dirait du stravinsky bien innocent

 

 

2-Les vers cérébraux

Un ver auditif, c’est une mélodie lancinante qui s’incruste dans notre esprit dont on ne peut se débarrasser. Nous avons ainsi des musiques, des scies énervantes qui accaparent notre cerveau, comme le ver dans un fruit ; Il existe des mélodies, associées à des évènements particuliers, qui peuvent être réactivées à tout moment, tapies dans les limbes de notre cerveau, mais qui peuvent se réveiller lors de circonstances particulières. Méfiez vous de la « lamotrigine », il paraît, selon Oliver Sacks, que ce médicament favorise l’émergence des vers auditifs


3-Les amusies

Il existe des cas pathologiques d’amusies, c’est-à-dire des cas de personnes chantant particulièrement faux ou n’ayant absolument pas de sens rythmique ; Il parait qu’il était déconseillé de danser avec Che Guevara, cet illustre personnage ayant un sens particulièrement développé de gaucherie rythmique. Un autre exemple célèbre est celui de la chanteuse Florence Foster Jenkins, qui avait une propension à chanter faux assez remarquable. Ces anomalies seraient dues à des déficiences d’aires cervicales.


4- Les synesthésies

Ce mot savant qualifie les correspondances qui peuvent exister entre perception de la couleur et perception des hauteurs. Ce genre de correspondance refait surface de temps en temps mais aucun élément scientifique sérieux ne vient étayer cette thèse fantaisiste


5-Les dystonies

Ce vocable définit une pathologie dont sont victimes certains instrumentistes : il peut leur arriver de ne plus pouvoir commander la mobilité de leurs doigts, ce qui devient rédhibitoire à toute pratique instrumentale. Ce symptôme serait du à une carence cérébrale due à une trop fréquente utilisation de gestes identiques répétés.


6-Le syndrome de Williams et Beuren

Il paraît que c’est une dégénérescence dont seraient victimes 1 sujet sur 10.000. On lui attribue un QI de 60, 20% de la masse de son cerveau fait défaut par rapport à un cerveau dit normal ; ce qui est intéressant dans ce cas de pathologie, c’est que les aires cervicales normalement destinées à la musique sont intactes, et d’autre part, l’activité musicale du sujet accapare toutes les parties du cerveau. Le sujet, en gros, est capable de reproduire des sons, mais sans les comprendre : voilà qui conforte mon hypothèse sur la musique, qui n’est que signifiant. Un détail intéressant : la plupart des sujets sont dotés de l’oreille absolue !!!!!

 


 

 

7-Le cas de Clive Wearing

C’est un musicien qui, à la suite d’un accident cérébral, a perdu une partie de ses facultés de mémorisation, mais dont la mémoire musicale est restée intacte.

 


 

 

 

 

L’amoncellement de ces exemples prouvent au moins une chose, qui a été démontré « scientifiquement » par Isabelle Peretz : La musique n’a rien à voir avec la compréhension de la parole. Preuve qu'’un « excellent musicien » peut être aussi un imbécile de premier ordre.

 

http://www.forum.umontreal.ca/numeros/1998-1999/Forum99-04-12/article01.html

 

 

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